‹ L'instruction publique dans les états du nord: Suède--Norwége--DanemarkChapitre 46 sur 75 · VUI · texte numérisé non relu

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Les limites des districts scolaires sont ordïriàirètneiit les mêmes que celles des districts municipaux , qui sont au nombre de 434.

Chaque district scolaire est gouverné par deux bureaux, dont l'un, appelé comité de l'école, est purement administratif. L'autre , qui assure les fonds nécessaires, est le conseil municipal élu par les habitants de la paroisse.

Le comité des écoles est présidé par le pasteur.

Les autres membres sont : un des instituteurs du district élu par ses collègues, le président du conseil municipal et un certain nombre de membres du même conseil. C'est ce comité qui règle tout ce qui concerne les écoles. Ses devoirs sont étendus et nombreux, car il exerce une surveillance continuelle sur les écoles, est chargé de les pourvoir de tout ce qui peut leur être utile, de s'assurer de l'assiduité des élèves, de constater l'état des bâtiments et du mobilier, Il prépare le budget annuel de l'école et le soumet au conseil municipal. A la fin de chaque année, il envoie aux surintendants du diocèse un rapport sur l'état des écoles.

Celui des membres du comité qui appartient au

Hergé a sur l'école ud rôle prépondérant. Il doit employer toute son iniluence pour y maintenir l'ordre, le travail et l'esprit chrétien.

Le comité peut s'adjoindre un ou plusieurs habitants du district pour l'aider à s'assurer de l'assiduité des élèves.

Aucun de ces fonctionnaires ne reçoit de traitement.

Au point de vue ecclésiastique, la Norwége est divisée en 77 doyennés, dont les chefs sont investis par la loi du droit d'exercer une inspection supérieure sur les écoles et de contrôler les opérations des comités. Les doyens eux-mêmes doivent rendre compte de leurs actes aux intendants de chacun des six diocèses du royaume. Ces intendants sont l'évêque, le gouverneur du diocèse et l'inspecteur des écoles, nommé par le roi et rétribué sur les fonds de l'Élat.

La Worwége a six inspecteurs de ce genre, ayant pour mission de parcourir leur diocèse afin d'examiner minutieusement la condition des écoles publiques. Ils peuvent donner leur avis aux comités scolaires et aux instituteurs en ce qui concerne l'organisation des écoles, l'enseignement et la discipline.

Les surintendants du diocèse sont astreints à envoyer, chaque année, des rapports sur l'état des écoles au département royal de l'instruction pu-

blique et des cultes, autorité centrale du royaume pour tout ce qui intéresse l'instruction publique. Tous les trois ans, le département doit mettre sous les yeux du roi et du Storthing un rapport sur les progrès et la situation des écoles primaires dans tout le royaume.

Le gouvernement a fondé pour l'éducation des maîtres une école normale dans chacun des six diocèses. D'autres établissements moins importants ont aussi pour but de former des instituteurs : ce sont les écoles supérieures ou les écoles établies sur leur modèle.

Ces diyerses écoles normales sont soumises à Ja surveillance de l'État et les maîtres sont nommés parle roi. Une ordonnance royale du 31 juillet 1869 a fixé ainsi les matières dont se compose l'enseignement de ces écoles : connaissance de la religion, langue norwégienne, arithmétique, musique, géographie, histoire naturelle, écriture, dessin, gymnastique et exercices miUtaires. On a, dans ces derniers temps, donné un soin tout particulier à l'enseignement de la gymnastique. Chaque année des

fonds sont votés pour en augmenter le nombre et réunir dans des locaux convenables des cours de chant et de gymnastique.

A chaque école normale est annexée une école primaire dans laquelle les jeunes maîtres s'exercent à l'enseignement.

Les six écoles normales réunissaient, en 1866, 286 élèves et coûtaient à TÉtat, y compris les dépenses de construction, 25,127 specie daler (139,148 fr. 18 c.).

Il est de règle générale que les instituteurs dans les écoles publiques aient subi avec succès des examens particuliers, soit à l'école primaire, soit dans un institut de maîtres. Lorsqu'une place d'instituteur devient vacante dans une école publique, on en est prévenu par une aunonce dans les journaux, ci c'est l'iutendaut du diocèse qui choisit parmi les candidats qui se présentent.

Les maîtres-adjoints dans toutes les petites écoles «l'enfants sont nommés par le comité scolaire.

Les femme» ne sont pas encore généralement placées dans les cours supérieurs des écoles publiques, et l'État n'a pas non plus établi pour elles des écoles normales.

Elles sont, en vertu de la loi du 22 mai 1860, appelées à la direction des classes inférieures dans les écoles publiques et à celle des classes de filles où les enfants des deux sexes sont réunis.

Il I I (■

Le roi lise l'époque des exameas pour les insiï^ trices et le minimiim du traitement qui leur est alloué dans les écoles de campagne.

Le nombre des institutrices dans les écoles des villes s'est considérablement accru dans ces derniers temps.

Celui des instituteurs des districts ruraux était, en 1866, de 3,118, dont 2,108 avaient subi les examens; 1,010 ne les avaient pas subis.

Le minimum de traitement, pour une semaine, varie de lOO skillings (S fr. 2S c.) à 2 specie daler (Ufr. 08 c.)

Les compensations en argent pour leur nourriture varie, selon les districts, de 40 skillings à 2 specie daler 17 skîliings; mais le plus ordinairement de 00 skillings à 1 specie daler 40 skillings pour chaque semaine.

En 1866, 782 instituteurs avaient de 7 à 15 ans de services, et 860 15 ans et plus; 674 avaient une habitation parliculière avec un terrain annexé, 323 n'avaient que l'habitation.

Sur les 674 ayant une habitation avec terrain, 365 avaient assez de terre pour nourrir 2 vaches, 184 pour en nourrir I, et 12S un terrain moins étendu.

752 instituteurs étaient en mÊme temps clercs de paroisses, et leurs revenus à ce titre, ajoutés à leur traitement, s'élevaient, en 18tjl, à 32,681 specie

HOBWÉQE. — ENSEIGNEMENT PRIMAIRE. 177

ïïaler (181,052 fr. 74 c.), et, en 1866, 312,716 specie daler(l ,732,446 fr. 64 c).

Dans les écoles des villes, ou cùmptait, en 1867, pour la première classe, 213 instituteurs et 12 institutrices; pour la deuxième classe, 33 instituteurs et 19 institutrices,

Les traitements s'élevaient à la somme de 82,807 specie daler (4,637,192 fr.).

L'enseignement est donné partout en langue norwégienne, à Texception du diocèse de Tromso dont la population est composée de Lapons et de Quœners, sorte de finnois qui parlent des idiomes absolument différents du norwégien. Dans le diocèse de Tromso, composé des trois bailliages de Norriand, Troraso et Finntnark, il y a 12,285 enfants norwégiens, 1,815 Lapons et 531 Quœners.

Rien n'est plus touchant, rien ne justifie mieux le haut prix que nous attachons à l'éducation populaire que l'ardeur avec laquelle les pauvres nomades, vivant au sein de ces solitudes couvertes de neige, profitent de tout les moyens de s'instruire qui leur sontoflerts,

Pendant les longs hivers qui attristent ces climals rigoureux, le livre pénétrant dans les cabanes rustiques y porte la consolation et la joie. Prêtres, médecins, instituteurs ne craignent pas de se confiner dans ces régions voisines du Cap du nord pour donner leurs soins à ces populations isolées. La

Suède et la Norwége ont des associations établies dans le but de fonder des écoles pour les jeunes Lapons. Les pasteurs qui sont en même temps maîtres d'école font tous leurs efforts pour attirer les enfants nomades, ils les mettent en pension chez les paysans voisins. On compte un certain nombre d'instituteurs ambulants qui suivent les Lapons dans leurs course, afin d'enseigner à leurs enfants la lecture et l'écriture et de leur donner en même temps l'instruction religieuse.

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