MATÉRIEL DES ÉCOLES SUÉDOISES (EXTRAIT DU RAPPORT
DE M. buisson).
Le banc d'école suédois qui figurait à l'exposition de Paris en 1 867 est celui de M. Meijerberg. Le grand avantage qu'il a sur l'ancien banc est que chaque élève a sa place indépendante, et que chaque place a un dossier ; mais aucune partie, n'est mobile et il y a un intervalle de 3 à 4 centimètres entre la table et le siège.
L'auteur du nouveau modèle exposé à Vienne en 1873 est M, Sandberg, directeur de Técole normale d'institutrices de Stockholm.
Chaque élève a son pupitre parfaitement indépendant, c'est un gracieux meuble en beau sapin du
Nord, poli et verni. Il y en a quatre grandeurs disposées dans chaque classe de façon que les plus petits élèves soient les plus proches du maître.
La tablette formant le dessus du pupitre est mobile, et glisse d'avant en arrière; de plus il se compose de deux planchettes juxtaposées par les charnières et dont Tune peut se rabattre sur Tautre: celle qui touche au corps est arrondie, et a une forme concave, permettant que tout Tavant-bras repose sur la table sans que la poitrine soit comprimée; le dessous forme un pupitre couvert où Ton peut prendre aisément les livres en rabattant la planchette mobile. Outre cette case fermée on peut placer verticalement les ardoises ou les grands cahiers entre la table et deux petites tringles de bois placées le long de la paroi intérieure du pupitre. Un petit taquet tournant sert d'appui pour les dessins et les cahiers.
Le siège est une sorte de chaise à placet évidé, à dossier bombé, soutenant les jarrets, pour empêcher l'enfant de glisser en avant et soutenant les reins, pour Tempêcher de se courber.
Quant au petit plancher ou appui pour les pieds, il est composé aussi de deux planches jointes par une charnière qui permet de les appliquer l'une sur l'autre; on obtient ainsi trois dimensions donnant à l'élève le choix, ou de poser ses pieds sur le socle tout étendu, ou de la rabattre, pour avoir les pieds un peu plus près et plus haut, ou enfin, ce qui, pour les grands est aussi très-commode, d'étendre les jambes de toute leur longueur jusqu'au plancher de la salle.
Un autre spécimen de table à siège et pupitre mobiles avait été exposé par M. Steinmetz. Il ressemble,
pour le pupitre, à celui de M. Sandberg, dont il conserve la charnière, mais non la facilité de glisser en avant. Quandau banc, c'est une planchette qui ne se tient horizontale que par le poids du corps; dès qu'on se lève, un ressort le redresse verticalement contre le dossier.