Des salles d'asiley par M. de Cormenîn
encourageons les efforts généreux qui se produisent autour de nous pour triompher des résistances que l’esprit de routine, plus puissant chez nous que partout ailleurs, oppose aux améliorations les plus sages et les plus utiles.
Je ne crains pas de m’être arrêté trop longtemps sur l’éducation du premier âge, et sur les méthodes employées dans les salles d’asile, dans ces jardins d'enfants^ objet des prédilections de TAllemand Frœbel. Elles peuvent s'appliquer merveilleusement à l’enseigement primaire et à l’enseignement moyen, et ce serait rendre un grand service à nos instituteurs et à nos institutrices, que de les mettre au courant de leurs procédés. Ils leur permettraient de donner aux enfants, sans fatigue et sans ennui, une instruction réelle et, ce qui vaut mieux encore, de les. accoutumer à observer, à juger, à raisonner, non pas sur les mots ou les idées, mais sur tout ce qui les entoure, c’est-à-dire sur les merveilles de la création et la toute-puissance de leur divin auteur. J’aurai plus d’une fois l’occasion de revenir sur celte importante question de la méthode, dans les observations auxquelles donneront lieu les écoles primaires elles écoles bourgeoises, que je vais successivement étudier.