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l’objet de l’attenlion'de ces délégués. Chaque année, de volumineux rapports publiés par les surintendants des écoles publiques portent à la connaissance de tous la statistique de ces écoles, les améliorations qui y sont introduites, les observations fournies par les instituteurs, la solution de quelque question importante. Des réunions périodiques mettent en rapport les instituteurs et les institutrices, appelés à se communiquer leurs observations et leurs idées. Les programmes de l’enseignement ne sont donc pas de simples tables de matières : sur chacune des branches dont ils se composent sont rédigées pour les maîtres, auxquels ils sont envoyés à des milliers d’exemplaires, les indications les plus étendues sur les meilleurs procédés à employer pour enseigner la lecture, récriture, la grammaire, la géographie, rhistoire, les langues, les sciences.
• Je n’ai pas besoin de rappeler quelle importance ' est donnée à ces leçons^ de choses^ à cet enseignement par l’aspect, qui fait naître chez les enfants l’esprit d’observation, une des plus précieuses facultés de l’esprit, ni de signaler la préoccupation constante qui pousse les maîtres à saisir tout ce qui, dans le sujet de leurs leçons, est de nature à développer chez les élèves les vertus chrétiennes, l’habitude de l’ordre, l’amour du devoir, le sentiment' moral. C’est assez dire que l’on u’atlache de prix à l’instruction que parce qu’elle est un puissant moyen
hNTUODüCTlON.
d’éducation, et ce but est atteint tout aussi sûrement par le système d’études suivi dans les grqnvnar schools et les high schools des États-Unis, que par l’enseignement plus spécial que reçoivent les élèves des autres pays dans les Realschulen ou dans les Ggmnases.
Malgré mon admiration pour la puissante organisation donnée par les États-Unis à leurs établissements d’instruction publique , admiration qui ne m’empêche pas d’ouvrir les yeux sur les imperfections qu’on peut y signaler, je n’ai nullement la prétention de présenter le système américain comme le seul modèle à suivre. J'ai voulu mettre en présence d’un système d’instruction publique qui, à la suite de l’enseignement primaire, organise des établissements séparés et distincts, un autre système qui consiste à ne spécialiser les études qu’après un enseignement général conduisant aux éludes classiques proprement dites. Cette comparaison est tout à l’avantage des États-Unis.
Je ferai remarquer d’abord que la population de la Prusse et des États allemands, qui est de 4o 000 000 d’habitants, est supérieure à celle des États-Unis, qui est aujourd’hui de38of)8 371 habitants. Je dis
INTRODUCTION
m<jourd' hui, car l’effrayante progression que suit l’accroissement de la population dans ces 37 États et ces 10 territoires, dont la surface (8 millions 1/2 de kilomètres carrés ou 850 millions d’iicctares) égale celle de l’Europe tout entière jusqu’à l’Oural, force la statistique à modifier sans cesse ses données'. Cette population était en 18G0 de 31 183 641, ce qui fait en dix ans une augmentation de 6931 847 habitants.
Le nombre total des établissements d’instruction publique de tous les degrés est de 141 629 ; il était en 1860 de 115 121 ; le nombre des élèves, qui est aujourd'hui de 7 209 000 , était alors de 5 477 237 (accroissement : 1 732 860).
Il était en 1850 de 3 642 694.
Les dépenses de ces 141 629 établissements, qui sont en 1870 de478 318 630 fr., étaient en 1860 de 173590560 fr.) ce qui fait une augmentation de 304 728 070 francs. La dépense en 1850 était de 80810000 (augmentation en20ans: 397 508630 francs ! )
Comparons maintenant le nombre des élèves qui, dans les deux États, suivent les cours de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur.
1. Tous les chiffres que je produis ici sont empruntés au dernier recensement décennal ofQcicl qui vient d’Ètre publié par le f.'ouvcrnemenl des États-Unis (t 8 70- 18*?).
INTRODUCTION
AUX ÉTAl S-UNIS, ON COM
Dans les 2 530 grammar schools
— 1 024 high schools
— 1 504 académies
— 30 1 collèges
— 121 écoles normales
— 26 facultés de droit. . 1712
— 66 — méd.etphar. 7 033
— 92 — théologie . . 4 043
— écoles de comm. et d’industrie.
— 14 grandes écoles d’agriculture.
Total