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Ce nombre est aujourd'hui porté à

ÉCOLES SPÉCIALES

231,999 thalers, soit 1 19 thalers 4 1/2 sgr. par élève. Parmi les dépenses figurent 4,750 thalers donnés aux élèves à titre d’argent de poclie (de 2 jusqu’à G thalers; à Berlin, de 2 jusqu’à 10 thalers); 234,400 thalers pour nourriture, babillement et blanchissage; 32,499 pour livres, éclairage et chaufTage.

Mais il ne suffit plus h l’Empire allemand de mettre sur pied un ou deux millions d’hommes ; il lui faut une marine.

L’Empereur d’Allemagne a donc tout récemment approuvé le projet, qui lui a été soumis, d’une organisation d’Académie maritime à Kiel. Le but de l’Académie est de donner aux officiers de marine les connaissances scientifiques les plus étendues ayant rapport à leur profession, et de les rendre ainsi capables d’occuper plus tard les hauts emplois.

Les officiers que leur caractère, leur conduite et leurs talents, font désigner par leurs chefs* comme devant tirer le plus grand profit de cette instruction supérieure, seront envoyés à Kiel par le gouvernement, et ils devront justifier de leur zèle et de leurs progrès par de nombreux examens sur des questions scientifiques. Seront admis à suivre les différents cours tous les officiers de marine qui pourront le faire sans négliger les autres devoirs.

La durée des cours de l’Académie de marine sera de deux années. Les études commenceront en oc-

tobre et finiront en juin ; les trois mois de vacances seront employés à des exercices pratiques. Les cours de première année comprendront : mathématiques, philosophie naturelle, chimie, théorie de la guerre navale dans toutes ses branches, tactique militaire au point de vue des débarquements, surveillance des côtes, défense des côtes, fortifications de campagne, principe des lois internationales militaires et navales, administration, hygiène, spécialement dans son application à la vie du bord et dans les différents climats, éléments de logique, de morale, etc. La Prusse espère sans doute pouvoir bientôt, comme l’Angleterre, chanter son Riile Britannia !

L’Empire d’Autriche ne possédait pas moins de soixante écoles militaires, au temps où il était forcé d’entretenir de fortes garnisons dans les provinces que lui avait données le droit de la guerre, et qui, comme notre Alsace-Lorraine à l’égard de la Prusse, ne supportaient qu’en frémissant un joug abhorré. Ce même droit de la guerre, dont il avait tant abusé, s’est tourné contre lui, et c’est maintenant au perfectionnement de l’éducation populaire, au développement de son commerce et de son industrie, qu’il s’applique, avec une ardeur dont il faut le féliciter, et qui est bien préférable à toute la puissance qu’il employait autrefois pour comprimer la liberté des peuples.

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ÉCOLES SPÉCIALES

Parmi les établissements militaires de l’Autriche, ou peut citer son École des ingénieurs à Vienne, et son Académie' militaire à Neustadt.

De la première, fondée en 173S et réorganisée en 1797, sont sortis les officiers les plus distingués du corps de génie. Elle a à sa tête un directeur général, un directeur particulier, deux inspecteurs enseignants, quinze professeurs militaires et civils, et deux aumôniers ; elle a, en outre, plusieurs employés, quatre médecins, un chirurgien et un nombre considérable de serviteurs. Le cours des études est de sept années. Nul n’est admis dans les cours de la septième année, s’il n’est pas reconnu apte à entrer comme officier dans le corps du génie. Ceux qui ne satisfont pas à cette condition peuvent aspirer au grade d’officier dans les autres corps de l’armée. Le nombre des élèves est de 300.

C’est encore l’impératrice Marie-Thérèse qui a institué l’Académie militaire de Neustadt pour l’instruction des officiers d'infanterie. Elle a, comme toutes les institutions de ce genre, un cours préparatoire et un cours normal. On y est admis à 1 2 ans, en produisant un certificat attestant que l’on a suivi avec succès les cours d’instruction religieuse , d’allemand, d’écriture, etc. ‘

1. Ju n’ai pas licsoin d’ajouter 31 ces détails très-abrégés, que, dans le mouvement qui pousse l’Autriche comme l'Italie, la Rus-

sie, l’Espagne, et l’on peut ajouter toutes les nations de l’Europe, vers l’étude de tout ce qui peut améliorer et perfectionner l’enseignement dans tous les établissements d'instruction publique, les indications statistiques consignées dans plusieurs parties de cet ouvrage se modifient chaque jour et que ies progrès accomplis dans quelques années permettront d’en augmenter le chiffre.

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