‹ L'instruction publique en AngleterreChapitre 11 sur 16 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

mesure de prudence dont la légitimité ne saurait être ^îontestée. Les gouvernements modernes, s'interposant, pour mettre fin aux luttes de ce que les Anglais et les Américains appellent V esprit sectaire^ ne sont pas pour cela les défenseurs de l'irréligion et de l'athéisme, comme le prétendent les hommes qui rêvent encore le retour d'un culte unique imposé à tous par une église dominante. Les États- Unis, en interdisant aux directeurs des écoles publiques l'enseignement de la religion pour le réserver exclusivement aux ministres des différents cultes, prétendent avec raison témoigner ainsi leui' ' respect pour la religion dont la puissance est d'ailleurs chez eux plus forte que chez toute autre nation. C'est dans les mêmes sentiments que nos voisins essayent, en sécularisant l'enseignement des écoles, de se dégager des liens de l'Église établie, moins p'réoccupée des intérêts de la science et de la culture intellectuelle des classes populaires, que de la conservation 'de ses privilèges ou de son enseignement dogmatique.

Les considérations qui suivent sur l'instruction primaire, secondaire et supérieure dans le Royaume- Uni offriront donc le spectacle fort intéressant pour nous de la lutte qu'y soutient l'État, représentant les droits de la société laïque, contre les puissantes

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