X AVANT-PROPOS
sans doute, la France attendra de l'initiative du gouvernement les améliorations que son éducation politique ne lui permettra pas d'accomplir elle-même.
Il n'est pas inutile néanmoins de lui mettre sous les yeux les exemples que lui donnent d'autres peuples. Elle devra, non imiter servilement ce qu'ils ont fait, mais emprunter, du moins, tout ce qui peut s'adapter à son caractère, à ses mœurs, à ses institutions, à son état social. Elle verra d'ailleurs que^ sur certains points, elle peut aussi servir de modèle. On devra conclure, je l'espère, de cette revue faite avec conscience, que tout système d'éducation publique d une nation doit se modeler sur ses institutions politiques, au maintien desquelles il concourt puissamment, et que si, par conséquent, la France tient à voir s'établir définitivement la forme républicaine qu'elle a adoptée, elle doit s'occuper avant tout de mettre l'éducation nationale en harmonie avec ses nouvelles institutions.
Toutes les questions qui s'agitent aujourd'hui parmi nous, sur la liberté^ la gratuité^ Y obligation et \di sécularisation de l'instruction publique, s'imposent en Angleterre, aussi bien qu'en France, aux méditations des hommes d^État et des pères de famille. Les difficultés que rencontre leur solution dépendent des mêmes causes. Des deux côtés du