‹ L'instruction publique en France pendant la révolutionChapitre 3 sur 42 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

remplacées par des établissements conformes par leur esprit aux conditions d'un Etat républicain.

Elle a de plus organisé les bibliothèques publiques, les musées des beaux-arts ; elle a eu la première idée des ateliers de travail manuel aunexés aux écoles primaires et des musées cantonaux pour l'instruction des campagnes ; Elle a proclamé la nécessité des lectures et des conférences publiques, toutes choses dont plusieurs n'existent encore que sur le papier.

Dans mes études sur Tinstruction publique eu France et à l'étranger, j'ai constaté que c'est partout où dominent les institutions politiques qui se rapprochent le plus delà constitution républicaine que se sont accomplies la plupart des réformes dont la Révolution a conçu Tidée et jeté les bases.

Par une coïncidence bien digne d'être signalée, tandis que nos assemblées françaises s'occupaient de constituer à tous les degrés une éducation vraiment nationale et digne d'un peuple libre, un autre peuple qui, de l'autre côté de l'océan, trouvait la liberté toute faite et n'avait pas besoin de la disputer à des partis attachés aux ruines d'un passé détruit sans retour, les Etats-Unis, mettaient en pratique les principes proclamés par ces assemblées, en ce qui concerne l'éducation publique. Je suis heureux d'avoir un des premiers lait connaître en France qu'il était uiipays au monde qui dépensait chaque année pour qu'aucun de ses habitants ne fût dépourvu d'instruction, 450 millions; où les enfants des deux sexes, traités sur le pied de la plus parfaite égalité, pouvaient participer gratuitement à l'enseignement, depuis l'école enfantine jusqu'aux cours les plus élevés des universités (1). Mais ce qui établit une différence capitale entre les moyens

({) V Instruction publique aux Etats-Unis, Paris, Didier ; première édition 1870.

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