XX PRÉFACE
puté de Rhône et Loire, dont le nom est attaché à un grand nombre d'écrits attestant son dévouement à Tédacation populaire.
Ce rapport était suivi d'un projet de décret détermi nant les objets d'enseignement, la distribution des écoles, les appointements des instituteurs, le mode de leur nomination (1).
Mais pour les esprits plus ardents et comme on le dirait aujourd'hui plus radicaux, le projet était loin de répondre aux besoins et aux exigences du moment.
Depuis que les écoles publiques avaient été fermées, les établissements privés, dirigés le plus souvent par d'anciens prêtres et protégés par les ennemis de la République s* étaient multipliés.
La Convention ne pensa pas qu'il fût possible de les laisser subsister à côté des écoles publiques, où devaient avant tout s'enseigner les droits de l'homme et le respect des institutions républicaines. « Il faut opter, dit Ducos de la Gironde, entre l'éducation domestique et la liberté. Tant que par une instruction commune vous n'aurez pas rapproché le pauvre du riche..., c'est en vain que vos lois proclameront la sainte égalité, la République sera toujours divisée en deux classes, les citoyens et les me»sieurs. »
Après Ducos, Rabaud-Saint-Etienne, Michel-Edme Petit et Lequinio prirent la parole pour approuver ou combattre le plan présenté par Lanthenas et le 20 décembre suivant, le député Romme présenta un npuveau rapport,^rillant résumé des idées précédemment exposées par Gondorcet.
(1) Le premier article qai figare en tête de ce projet et reproduit celai qui avait été sur la proposition de Chénier, adopté par la Convention le 1? décembre précédent, est le seul qai ait été transformé en loi.