INTRODUCTION. V
des sentiments du patriotisme le plus élevé et le plus ardent. Ce n'était pas sans une vive émotion que j'avais pu contempler celte figure fortement accentuée^ ce front large et puissant, ce regard pénétrant et profond, entendre cette voix grave et sympathique. Quelque temps après, j'étais heureux d'approcher et d'entretenir quelques-uns des hommes éminents qui soutenaient sa politique, et entre autres MM. Buoncompagni, devenu gouverneur général de l'Italie centrale ; Ricasoli, chef du ministère toscan; Ridolfî, ministre de Tinstruction publique ; Lambruschini, inspecteur général des études ; Massimo d'Azeglio , l'illustre publiciste qui venait d'être récemment, à Milan, l'objet d'une ovation touchante ; le général Fanti , l'organisateur de l'année de l'Emilie ; Ubaldino Peruzzi , l'un des trois chefs des gouvernements provisoires de 1848 et de 18S9; Ratazzi, chef du parti démocratique, alor^ ministre de l'intérieur, et rallié à la monarchie constitutionnelle ; le vénérable marquis Capponi, qui avait fait d'inutiles efforts pour empêcher le dernier duc de Toscane de renverser la Constitution; Terénzio Mamiani, Matteucci, Nicolo Tommaseo, Guerazzi , tous dévoués à la cause de Tunité italienne.
indépendamment de ces illustres hommes d'État, se trouvaient alors réunis à Florence un grand nombre de savants et de professeurs dont quelque^-ww^.