VI INTRODUCTION
longtemps privés de la vue de leur pays natal, y revenaient avec la joie au cœur et l'oubli généreux des rigueurs dont les avaient frappés les gouvernements précédents. Ils prêtaient un concours intelligent à l'administration nouvelle , qui s'était empressée de faire appel à leur patriotisme : c'étaient MM. Michel Amari, l'auteur de THistoire des Musulmans EN Sicile, que j'avais connu à Paris et qui devait être quelque temps après ministre de l'instruction publique ; Cenfofanti , un des rédacteurs les plus connus de VArchivio storico de Vieusseux ; les savants Blanchi, Canes trini ; Femicci et Comparetti, de l'université de Pise ; Passerîni, Nocchi, Ferrei, Vanucci ; l'historien Cesare Cantù ; Bonaini, le surintendant des archives de Florence ; Palermo, directeur de la bibliothèque palatine au palais Pitti ; le comte Gasati enfin, ministre de l'instruction publique du Piémont.
Parmi les souvenirs que ces noms illustres pour la plupart me rappellent, je dois ici me borner à ceux qui concernent cette grande question de la réorganisation de l'enseignement public, qui, dans l'esprit de tous les Italiens avec lesquels j'avais à m'en entretenir, marchait parallèlement avec cellç de la réorganisation politique. Dans l'une et d^ns l'autre se faisait sentir au même degré le besoin de ce qu'ils appelaient une résurrection, un resorgimento. C'est à mes fréquents entretiens avec le vé-