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verses, et l'on peut aisémenX se figurer Tinsistance avec laquelle l*autorité ecclésiastique a repoussé . toute ingérence de l'État dans les maisons dont elle avait eu longtemps la direction exclusive. Mais à quelque catégorie qu'appartinssent les collèges de Sainte-Marie, il s'y était glissé un si grand nombre d'abus, l'instruction des jeunes filles était dirigée dans un esprit si contraire aux institutions politiques que s'étâat données l'Italie, qu'il était impossible que le gouvernement ne songeât pas à les faire rentrer dans le droit commun. Des commissaires furent chargés de se livrer à ce suj^t aux plus minutieuses enquêtes. Le conseil d'État soumit la question à une étude approfondie. Le décret royal du 20 juin 1 871 a décidé que ceux des collèges de Sainte-Marie, qui seraient reconnus comme ayant le caractère d'établissements d'éducation, seraient déclarés institutions laïques, par conséquent placés sous la dépendance du Ministère de TlnstructioB publique. Ceux qui, d'après l'examen de leurs titres •de fondation, seront considérés par le conseil d'Étal comme institutions de charité passeront sous la dépendance du Ministère de l'Intérieur et des députations provinciales. Les uns et les autres seront administrés par des commissions composées d'un président et de deux conseillers chargés de faire l'inventaire des propriétés appartenant à chaque collège et des legs auxquels il doit sa fondation.
f>D compta aujourd'hui en Italie 128 grandes maisons d'éducation [educatorii femminili) pour renseignement secondaire et supérieur des jeunes filles. Les principales et les plus renommées sont les suivantes :
Florence. Istituto délia SS, Annunziata^ fondé en 1823. Son règlement a été réformé en 1862. Les jeunes filles y reçoivent une instruction complète. Admises eiitre 11 et 12 an», elles ne peuvent Y demeurer après leur dix-huitième année. La pension est de 1 200 livres par an, réduite à 1 000 5i trois ou plusieurs sœurs de famille italienne se trouvent ensemble dans l'établissement. Par autorisation ministérielle du 21 février 1868, il a été établi deux bourses pour des élèves aspirantes aux fonctions d'institutrices.
MiLÂN. Collège royal des jeunes filles [Collegio reale délie Fanciulle). Institué par un décret de Napoléon I", ses règlements ont reçu diverses modifications en 1861 et en 1868. On y a fondé 21 bourses pour les filles des citoyens italiens ayant rendu à l'État des services publics. Les élèves y entrent à 7 ans et en sortent à 12, mais elles peuvent y rester jusqu'à 18 ans.
Naples. Deux écoles royales {RR. educatorii femminili). La première porte le nom à'Educatorio principessa Maria Clotilde ai Miracoli; la seconde, d'Ediicatorio Regina Maria Pia a san
Maixellino. Une troisième qui portait le nom d'frf»catorio principessa Margherita a sanla Patrisia
est fermée provisoiremenl. Les statuts de ces maiaoBs ont été approuvés par le roi, le 4 3 février 1 868. On enseigne dans les deuï premières : le catéchiâme et l'histoire sainte, la langue et la litléralure italieDDes, la langue française, la langue anglaise, iVitlimétique, le système métrique, l'histoire el la géographie, de l'Itaiie principalement, des notions de physique, de chimie, d'histoire naturelle et d'hygiène, de morale et de pédagogie, le dessin d'ornement, le dessin hnéaii-e, de paysage, de figure, le chaut, le piano et la hai'pe. Sont obligatoires : les travaux de couture, à la maio et svec la machine i coudre, le tricot et la broderie, la danse et les exercices gymnastiques. Od y admet les élèves de 7 à H ans, et elles y peuvent rester jusqu'à 18. Il y a despensions entières et des demi-bourses. Celles-ci sont accordées aux fdles de citoyens itate ayant rendu des services notables dans Je génie, la magistrature, l'armée, l'administration ou l'enseignement.
Pxi.BRK'Ë.EducatoriofemmmileiHaria-Adekïdt, fondé en 1779. Son règlement, approuvé par im décret royal du 12 février 1803, a été modifié dsQ» ■ son premier article, en juin 1867, Ou y reçoit île 'préférence les élèves dont les familles ont bien mérité de la patrie. 11 y a quatre bourses entières.
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Vébons. Collegio femminile agli Angeli. Les jeunes filles y reçoivent une éducation complète, et les règlements sont les mômes, à peu près, que ceux des établissements mentionnés plus haut.