‹ L'instruction publique en ItalieChapitre 26 sur 51 · LES GOBPORATION8 RELIGIEUSES ENSEIGNANTES · texte numérisé non relu

LES GOBPORATION8 RELIGIEUSES ENSEIGNANTES

Une enquête faite en 186S, sous le ministère de M. Natoli, sur les établissements d'instruction dirigés par les corporations religieuses, remarquable par les renseignements qu'elle fournit à la statistique, l'est peut-être encore plus par les réflexions qu'elle a suggérées au Ministre qui l'avait ordonnée. La pensée du gouvernement italien se révèle dans une introduction historique sur ces corporations dont l'existence est signalée comme incompatible avec l'état présent du pays.

Les idées exprimées avec tant de force dans cet

icrit sont celles que nous retrouvons dans les ou-

Tages des libres-penseurs. Mais on n'est guère' ac-

otttumé en France à les voir exposer par les chefs

1 gouvernement avec une liberté et une franchise

i83i entières. Elles s'accordent, du reste, avec les

Qtiments qui se sont produits dans la discussion

la dernière loi présentée par M. Scialoja. Le lan-

ÇedeM. Natoliest le même que celui qu'ont tenu

Marcel lino. Une troisième qui portait le nom i'Educatorio principessa Margherita a santa Patrizia est fermée provisoirement. Les statuts de ces maisons ont été approuvés parle roi, le 13 février 1868. On enseigne dans les deux premières ; le catéchisme et rhistoire sainte, la langue et la littérature italiennes, la langue française, la langue anglaise, rarithméliquc, le système métrique, l'histoire et la géographie, de l'Italie principalement, des notions de physique, de chimie,, d'histoire naturelle et d'hygiène, de morale et de pédagogie, le dessin d'ornement, le dessin linéaire, de paysage, de figure, le chant, le piano et la harpe. Sont obligatoires : les travaux de couture, à la main et avec la machine h coudre, le tricot et la broderie, la danse et les exercices gymnastiques. On y admet les élèves de 7 à 1 1 ans, et elles y peuvent rester jusqu'à 18. Il y a des pensions entières et des demi-bourses. Celles-ci sont accordées aux filles de citoyens italiens ayant rendu des services notables dans le génie, la magistrature, l'armée, l'administratioja ou renseignement.

VxLEï^ME, EducatoriofemminileMaria'Adelaîde^ fondé en 1779. Son règlement, approuvé par un décret royal du 12 février 1803, a été modifié dans son premier article, en juin 1867. On y reçoit de préférence les élèves dont les familles ont bien mérité de la patrie. II y a quatre bourses entières.

SNSRION&MBIfT SEGOXDAIRE. 2:>o

Vébons. CùUegio femminile agit Angeli. Les jeunes filles y reçoivent une éducation complète, et les règlements sont les mômes, à peu près, que ceux des établissements mentionnés plus haut.

Page 1