PRÉFACE
sur certains points de détail une infériorité qui doit la rendre modeste, elle peut, à d'autres égards , re* vendiquer une supériorité qui lui donne le droit d'être fière d'elle-même . Pour introduire dans son système d'enseignement public les améliorations et les réformes que d'excellents esprits lui signalent , elle ne pourra mieux faire que de s'inspirer des Ira* ditioûs du génie national.
C'est en ce sens que de nombreux écrivains ont depuis plusieurs années pris en main la cause de rinstrttctioa publique.
Admiratenrcomme nous des État&-Unis, M« Laboulaye, par exemple, sait mieux que personne ce qu'il serait nécessaire de leur emprunter , soit en ce qui concerne leurs institutions politiques, soit en ce qui regarde particulièrement le sujet que ses écrits, ses rapports, ses conférences, ont puissamment contribué à rendre populaire.
Il est impossible, en parlant des efforts qui se sont produits dans ces derniers temps pour donner aux écoles publiques une vive impulsion, d'oublier M. Duruy. Ses rapports sur V administration de l'instruction publique A& 1863 à 1869 font suffisamment connaître ce qu'il a fait et ce qu'il se proposait de faire, en faveur de l'éducation nationale. Ne lui refusons pas l'honneur d'avoir créé, en dehors de l'instruction classique, sous le nom ^'enseignement secondaire spécial^ cet enseignement mo^^w q^\ ^
dooné lien à tant de pnblîcations importantes panni lesquelles je signalerai ronrrageqne rient de pnblier tont récemment M. Bandrillart^ Ses Tnessnr la nécessité d'nne organisation de l'enseignement moyen avaient reçu l'approbation de Tacadémie des sciences morales et politiques, dans la discussion élevée dans son sein à propos d'une lecture faite par nous dans une de ses séances.
Le ministère du commerce et des travaux publics, qui comprend toute importance de ce genre d'établissements, a fait sur ce sujet une enquête dont les résultats ne manqueront pas d'intérêt.
Elle fera connaître que la France possède déjà de nombreuses écoles professionnelles où les jeunes gens qui se préparent au commerce et à l'industrie reçoivent une instruction excellente.
C'est quelque chose , sans doute, de multiplier en France des établissements analogues aux écoles réelles de l'Allemagne ou aux écoles techniques de l'Italie.
Mais ne faut-il pas essayer aussi d'introduire dans l'enseignement classique lui-même quelques modifications importantes ? Cette question si fortement étudiée, il y a déjà quelques amiées, par le regrettable C. Clavel, a été reprise avec un nouvel éclat
I . La Famille et V éducation en France dans leurs rapports avec Vétttî de la société. Paris, Didier,