II INTRODUCTION
bres d'ua grand pays. » Et le 11 juillet suivaDt, malgré les efforts du grand ministre Cavour, désespéré de voir s'évanouir le résultat de toute sa politique , les deux empereurs arrêtaient entre eux les bases d'un traité plus favorable aux yaineus de Solferiûo qu'à leurs vainqueurs. Il y était question, non plus de Taffranchissement de Tltalie, mais d'une confédération italienne sous la présidence honoraire du pape: l'empereur d'Autriche cédait ses droits sur la Lombardie à l'empereur des Français, qui les remettait au roi de Sardaigne ; l'Autriche conservait la Yénétie, devenue partie intégrante de la confédération italienne. Les princes dépossédés étaient rappelés. — Mais en dépit de ces préliminaires, consacrés le 17 octobre suivant par la paix de Zurich, aucun Italien n'avait pu considérer comme définitive une solution si contraire aux aspirations et aux espérances du pays. Bientôt la Toscane, Modène, Parme, les Légations et les Romagnes s'annexaient au Piémont, en attendant le jour où la Sicile et le royauqie de Naples, soulevés par Garibaldi, se rangeraient aussi du côté de Victor-Emmanuel. Ces faits n'étaient pas encore accomplisi lorsque, au mois de novembre 1859, j'arrivais à Florence. Il serait difficile de se faire une idée de l'état des esprits : c'était pour l'Italie un moment solennel. On comprenait qu'il ne fallait plus rien attendre du gouvernement de la France, qui avait