INTRODUCTION. III
à compter ai^ec le reste de l'Europe . La fière parole de Charles-Albert : Yltalia farà da se^ tristement démentie par les événements de 1849, redevenait la maxime des hommes d'État, heureux d'être placés dans des circonstances plus favorables : a jRtcommenciamo , disaient-ils d'un air résigné ; nous sommes accoutumés depuis longtemps à prononcer ce mot.»
Il ne s'agissait plus de soutenir par les armes une lutte inégale; mais la campagne de 1859 permettait du moins d'employer, pour arriver au but depuis si longtemps poursuivi, l'habileté prudente et la persévérante activité que le génie italien possède au plus haut degré , et dont son illustre chef politique était un des types les plus complets. Tous les hommes distingués avec lesquels je ùie trouvai en rapport étaient unanimes pour assurer que l'unité de l'Italie se ferait tôt ou tard, et plus tôt peut-être que ne le pensait l'Europe. Leur foi dans le triomphe définitif de cette grande cause était si profonde que toutes les mesures nouvelles, qui chaque jour s*introduisaient dans les différentes branches de Tadministration, s'appliquaient moins au régime transitoire établi dans le pays par le traité de Yillafranca, qu'à l'avenir prochain où Tltalie ne formerait plus qu'un royaume. On préparait déjà les institutions où les libertés et l'autonomie des divers États de l'Union se trouveraient conciliées avec le» nécessités d'un