‹ L'Instruction publique en Maurienne avant la râevolutionChapitre 33 sur 53 · SAINT-COLOMB AN-DES-VILLARDS · texte numérisé non relu

SAINT-COLOMB AN-DES-VILLARDS

D'après la visite pastorale de M%r Valperga de Masin en 1701, il y avait dans cette paroisse quatre confréries du Saint-Esprit :

i° Celle des villages des Granges, La Chai, Valmore, dont le revenu était de 28 1/2 quartes de seigle et 14 1/2 quartes d'orge ;

2e Celle du village de La Pierre, dont le revenu était de 40 quartes de seigle et 29 d'orge ;

3° Celle du village de La Chenal; revenu : 87 quartes de seigle, 14 d'orge et un florin ; plus 10 quartes de seigle et 10 d'orge cavalin provenant d'un legs particulier ;

4° Celle des Roches et du Châtelet ; revenu : 43 quartes de seigle et orge.

Tous ces revenus étaient employés en aumônes le jour de la Pentecôte.

Reçurent-ils plus tard une destination scolaire, comme cela se fit dans la plupart des autres paroisses? Je n'ai trouvé aucun document qui donne une réponse à cette question ou qui établisse l'existence d'une école à Saint-Golomban-des-Villards.

Mais l'absence de preuve documentaire ne permet pas d'affirmer qu'il n'y avait point d'école dans cette paroisse avant la Révolution.

Dans un rapport sur l'instruction publique dressé en 1810 par le sous-préfet Bellemin, Saint-Colombandes-Villards est mentionné parmi les communes ayant des revenus particuliers pour l'école. Gomme il n'y a pas, à ma connaissance, de fondation scolaire faite entre 1792 et i8i3, il est bien permis de croire que ces revenus affectés aux écoles sont antérieurs à la Révolution.

1818, 10 juin. — Par son testament reçu par Me Rostaing notaire, Favre-Doyen François, de Saint- Golomban, a dit : « Je donne et lègue mes immeubles aux villages et hameaux de la Pierre et de Nan-Chenu qui seront tenus d'en employer tous les revenus au traitement d'un maître d'école qui y élèvera et instruira la jeunesse. Et pour ce legs le conseiller des hameaux gérera et administrera ces biens et en rendra bon et fidèle compte. Bien entendu que l'école s'ouvrira par une grand'messe suivant mes intentions ».

1822, 26 avril. — Par son testament reçu par Me Al. Lathoud, notaire à Saint- Jean, Paret Etiennette de feu Balthazar, née à Saint-Golomban et habitante à Yillard-Gondran, en service chez Rd Ant. Ravoire,

ancien curé de Saint-Colomban, « Donne et lègue à Rd Gulet, curé de Saint-Golomban et à ses successeurs en cette qualité, la somme de cinquante livres nouvelles pour être le revenu de ladite somme employé à salarier un maître d'école pour instruire la jeunesse rière ce village de Villard-Martinan, hameau de Saint-Golomban qui résidera sur dit hameau pendant l'hiver. Ecole qu'elle fonde par le présent et nomme pour administrateur de la dite école M. le curé de Golomban et ses successeurs en la dite qualité qui sont priés tant pour le choix et nomination du dit maître d'école que pour le placement du dit capital et que pour la perception de la rente d'icelui. 1837, 9 décembre. — Nouvelle fondation faite à l'école de la Pierre et Nan-Ghenu, par Rostaing-Magnin Anne-Françoise.

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