SAINTE- MARIE-DE-GUINES
Par acte du 19 janvier 1^53, Tognet notaire, Balthazar Tognet dit Ducrey, de Sainte-Marie-de- Guines, lègue à la commune la somme capitale de 900 livres, produisant une censé annuelle de 45 livres pour commencement de fondation d'une école.
Comme ce revenu était insuffisant, d'autant plus qu'il fallait prélever 6 livres pour des messes, le conseil prie Msr de Martiniana, lors de sa visite pastorale en 1761, d'attribuer à l'école les revenus d'un certain nombre de fondations pieuses qui avaient un autre objet.
Par décret du 20 août 1761, Msr accorde l'autorisation d'affecter à l'école le capital de 612 livres 5 sols provenant des fonds de l'aumôine de la Pentecôte.
Jusqu'à cette date, la confrérie du Saint-Esprit « donnait à chacun un verre de vin sur la place après les offices du jour de la Pentecôte ».
Dans un rapport présenté par Rd Jean-Antoine Paraz, curé de Sainte-Marie-de-Cuines, lors de la visite épiscopale de Msr de Martiniana le a3 juillet 1761, nous lisons que les débiteurs faisaient toutes sortes de difficultés pour payer les intérêts de la fondation Balthazar Tognet ; que le secrétaire de la paroisse, Jean-Louis Tognet notaire, s'était emparé d'une partie du capital qu'un des débiteurs avait remboursée ; que « cette année ont nat point voulu faire tenir d'école, tellement qu'il est bien à craindre que les revenus ne se perdent ».
« En 1775, Msr de Rossignan, d'heureuse mémoire, donna à maître Tognet soixante-trois livres en trois louis d'or, qui valaient pour lors vingt-une livres, pour suppléer a ce qui manquait pour payer le maître d'école pour les garçons et tenir une maîtresse d'école pour apprendre à lire aux fdles. On ne sait pas ce qu'il a donné pour le maître d'école ; mais la maîtresse d'école qui at esté la sœur du Rd curé, n'en ayant point pu trouver d'autre qui soit capable, elle n'en a reçu que environ trois ou quatre livres argent par le moyen de quelques denrées en beurre, sérat et fromage, sans quoy elle n'aurait rien eu » (1).
(1) Archives de l'évêché.