‹ L'Instruction publique en Maurienne avant la râevolutionChapitre 49 sur 53 · BONNEVAL · texte numérisé non relu

BONNEVAL

D'après l'enquête de 1771, la fondation de l'école remontait à environ 35 ans, et elle n'avait que 41 livres 18 sols 6 deniers de revenu. Le salaire du maître, qui était de 60 livres, était parfait par les cotisations des parents dont les enfants fréquentaient Técole.

M. l'abbé Ravoire, curé de Bonneval, nous a communiqué quelques renseignements qui nous permettent de compléter cette réponse trop sommaire.

La première fondation en faveur de l'école a été faite par Rd Hyacinthe Durieux, ancien curé de Bonneval. Dans son testament du 3o décembre 1737 (1), ce prêtre léguait à cette intention un capital

(1) Rd Durieux ne fut curé de Bonneval que l'espace d'une année, en 1717.

de 935 livres, produisant la rente de 41 livres 18 sols.

Un autre bienfaiteur, Jean-Baptiste Gulet, par son testament en 174^ donnait en faveur de la même école un champ situé au Pré-du-Vas, dont la rente annuelle était de 3 livres.

Enfin, Blanc Marie feu Jean-Baptiste, par son testament en 1761, laissait, pour le même objet, une censé annuelle de 18 livres, payable après le décès de sa servante Marie Favre. La même bienfaitrice donnait, en outre, sa maison pour être transformée en école. Cette école s'ouvrait à la Toussaint et se fermait à la mi-avril.

BRAMANS

A la demande du comte de Saint-Martin, intendant de la province de Maurienne, les syndics et conseillers de Bramans dressèrent l'état suivant de la situation scolaire en 1729 :

« Il n'y a audit Bramans aucune fondation d'école, ni aucun revenu, ni personne qui donne rien. »

Une partie d'école est tenue par le Rd Curé, qui n'a aucune obligation pour cela : les syndics et conseillers ne savent pas ce que les écoliers lui donnent.

Une autre partie d'école est tenue par Rd Claude Coche, prieur de Saint-Pierre-d'Extravache, sans y être aucunement obligé : on ne sait pas non plus ce qu'il reçoit des écoliers.

Une autre par lie d'école est tenue par Jacques- Philippe Gagnière, « garçon de probité dudit lieu », qui enseigne à lire le latin, le français et les lettres manuscrites, ainsi que l'écriture et l'arithmétique ; les écoliers lui donnent chacun 9 sols par mois.

Une autre partie d'école est tenue par Ignace Richard du dit lieu, homme de probité, qui enseigne à lire le latin, le français et « les lettres de main », ainsi que l'écriture, l'arithmétique et le plainchant; chaque écolier lui donne 9 sols par mois.

Une autre partie d'école est tenue par Laurent Simond du dit lieu, homme de probité, qui enseigne l'alphabet, la lecture du latin et du français ; il reçoit de chacun des écoliers 8 sols par mois.

« Ainsy il y a petite éducation pour la jeunesse dans ce lieu. »

Dans le cours du xvnr3 siècle, diverses fondations furent faites en faveur des écoles de Bramans. Citons les suivantes :

i° Claude Richard, par son testament du 4 février 1721, Mestrallet notaire, a laissé 660 livres;

2° Henri Claraz, par testament du 28 août 1735, Favre notaire, a laissé une terre de 4° moudures (28 ares), valant alors au bas prix 1.600 livres;

3° Rd Henry Jean-Dominique, natif de Termignon, curé de Bramans pendant plus de ^6 ans (1^35 1781), a fait deux legs, l'un de 200 et l'autre de 220 livres. (Testament du 9 février 1781, Mestrallet notaire.)

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