‹ L'instruction publique et la RévolutionChapitre 104 sur 110 · ENSEIGNEMENT LIBRE · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT LIBRE

« Le département possède, en outre, le pensionnat de La Flèche, rétabli depuis quelques années dans le ci^ievant

collège de ce nom, qui a joui, dans tous les temps, d'une célébrité bien méritée. Cette maison, entraînée comme tant d'autres par le tourbillon révolutionnaire, transformée en casernes et magasins militaires, a tout à coup repris une nouvelle existence par les soins de deux anciens professeurs qui, secondés des administrations centrale et municipale d'alors, en ont recueilli quelques débris et l'ont pour ainsi dire relevée de ses ruines. Aujourd'hui elle possède déjà plus de deux cents pensionnaires; le nombre augmente tous les jours, etc. »

Tarn (an IX).

« L'instruction publique, négligée pendant quelques années, présente chaque jour un aspect plus satisfaisant.

« Le nombre des maîtres d'école répandus dans les campagnes et dans les petites communes est assez considérable...

« L'école centrale du département du Tarn commença d'être en activité le l^ floréal an IV... En l'an VII et en l'an VIII, elle compta une réunion de deux cents élèves environ, dont quelques-uns ont été reçus à l'École polytechnique. L'an IX s'ouvre encore sous les plus favorables auspiceç, malgré les alarmes des professeurs sur la stabilité de leur sort. »

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c< Il se trouve, dans un très grand nombre de communes, de petits pensionnats où les jeunes citoyens trouvent des maîtres qui leur donnent les principes de la langue latine et de mathématiques, et dans quelques-uns même de dessin.

« Mais les établissements qui présentent aujourd'hui à l'instrucliofa les ressources les plus étendues sont sans contredit l'école centrale et l'école de Sorèze. »

Var (an IX).

« Le département du Var n'a d'établissement public d'éducation que l'école centrale de Toulon. Partout ailleurs l'édu*

cation est dans les mains d'anciens prêtres qui, isolés ou réunisy se sont consacrés à l'éducation de la jeunesse.

ce En général, Tignorance et l'incurie caractérisent ces hommes abattus par l'humiliation et le malheur, et il est bien dif&« cile que des idées libérales puissent les soutenir dans les délicates et pénibles fonctions qu'ils se sont données... Us sont cependant encore nécessaires et la génération qui s'élèye ne doit qu'à eux seuls le peu d'instruction qu'elle reçoit. Il ne faut donc pas les décourager, ni les persécuter; mais il importe qu'une surveillance active neutralise l'influence inévitable de leurs anciens préjugés sur l'éducation morale qu'ils donnent à leurs élèves...

« Il est donc essentiel que le gouvernement organise au plus tôt une institution publique conforme à ses vues. »

Vienne (an IX).

« L'école centrale est en pleine activité. Il y avait, en l'an YIII, 430 élèves répartis comme il suit :

Classe de dessin 232

Langues anciennes 17

Histoire naturelle 20

Mathématiques 48

Physique et chimie 19

Grammaire générale 38

Belles-lettres 15

Histoire 28

Législation , 13

Vosges (an X).

(c L'instruction publique est entièrement négligée Hans ce département. L'insouciance des habitants des campagnes, leurs préjugés qui repoussent les institutions nouvelles parce qu'elles ne sont pas, comme autrefois, alliées à la religion,

le peu d'instruction des instituteurs, le peu de confiance qu'ils inspirent^ etc., sont autant de causes qui se sont opposées jusqu'à présent à l'établissement des écoles primaires ; car on ne peut appeler de ce nom quelques écoles de village, la plupart sans écoliers...

ce Quant à l'école centrale, elle n'est pas non plus très fréquentée. On doit en attribuer la cause à l'insouciance des pères de famille et au défaut de connaissances préliminaires des jeunes gens qui, en général, ne sont pas à portée de profiter des différentes branches d'enseignement de cette école. Il est même plusieurs classes qui ne sont pas suivies, malgré le zèle et le mérite des professeurs, qui sont pour la plupart des anciens membres des ci-devant collèges... »

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