‹ L'instruction publique et la RévolutionChapitre 106 sur 110 · ARTICLE II · texte numérisé non relu

ARTICLE II

Écoles centrales.

Ain. — - Les écoles centrales sont trop multipliées et leurs dépenses sont excessives, surtout si l'on considère le petit nombre des élèves qu'elles forment.

Aisne. — L'école centrale, malgré quelques succès particuliers, n'en est pas moins un établissement inutile.

Allier. — Les cours de législation, d'histoire et de grammaire universelle ne sont pas suivis; la chimie, la physique et le dessin prospèrent.

Supprimer la chaire de législation.

Basses-Alpes. — L'école centrale de ce département n'est pas encore organisée.

Hautes- Alpes. — L'enseignement de l'école centrale a totalement cessé; il est actuellement nul. La remplacer par un collège à Embrun et un à Gap.

Ariège. — L'école centrale n'offre au département qu'une énorme augmentation de dépense sans aucun espoir de dédommagement.... Renoncer complètement à des innovations dont tout démontre la futilité et revenir aux anciens établissements.

Aube. — L'école centrale est loin d'avoir atteint le but de son institution; on ne peut en attribuer la cause aux professeurs; elle tient au vice radical de l'institution elle-même I... Supprimer l'école centrale et y substituer des collèges à l'instar du Prytanée.

Aude. — Réformer l'école centrale, elle n'atteint pas le but de son institution.

Aveyron. — Cette école fait le plus grand bien, et ses professeurs distingués par leurs talents méritent la reconnaissance publique.

Calvados. — L'organisation des écoles centrales a besoin d'être perfectionnée. N'en laisser subsister que dans les chefslieux de tribunaux d'appel.

Cantal. — Les écoles centrales sont trop multipliées

Un établissement seulement par arrondissement de tribunal d'appel.

Charente. — Ce département a vu avec plaisir rétablissement d'une école centrale à Angoulôme; elle est complètement organisée. — On y désire cependant quelque changement et surtout qu'on établisse auprès de cette école un pensionnat.

CharerUe-Inférieure. — L'école centrale de ce département est insuffisante même pour l'éducation strictement nécessaire...

Cher. — L'enseignement de l'école centrale n'a ni liaison ni gradation : il convient mieux à des hommes faits qu'à des jeunes gens qui cherchent à s'instruire... Il n'y a point de subordination des élèves aux maîtres.

Corrèze, — L'école centrale de la Gorrèze ne compte qu'un très petit nombre d'élèves, tous habitants de Tulle.

Les autres parties du département n'en ont fourni aucun, tant les administrés ont peu confiance dans l'éducation qu'y reçoit la jeunesse. Supprimer cette école.

Câte-d'Or. — Tous les professeurs de l'école centrale sont des personnes de mérite. — Obliger les élèves à suivre dans leurs études un ordre invariable.

CoteS'du-Nord. — Un professeur de langues anciennes à l'école centrale est insufBsant. — Établir une seconde chaire. Conserver l'école centrale de ce département. Les professeurs qui la composent méritent les plus grands éloges.

Creuse. — L'école centrale est mal logée. Ses cabinets d'histoire naturelle et de physique sont peu de chose ; son laboratoire de chimie est nul.

Doubs. — L'école centrale est très utile et très supérieure aux anciens collèges... Mais il ne faudrait pas à chaque instant alarmer les enfants par des bruits de réforme et d'instabilité qui découragent les professeurs et les élèves.

Drame. — L'école centrale de Montélimart est nulle pour l'instruction ; la supprimer.

Dyle. — Rien de saillant.

Escaut. — Demande la transformation de l'école centrale de Bruxelles en école générale ou université.

Eure. — Idem.

Finistère. — Rien de saillant.

Forêts. — L'expérience a démontré le vice d'organisation des écoles centrales; elles ne sont utiles qu'aux professeurs; il Faut les réformer, en réduire les chaires. — Établir des espèces d'universités dans les chefs-lieux de divisions militaires.

Gard. — L'école centrale a eu des succès dès son origine et ils sont allés toujours croissant. Nîmes ne dément pas son origine : Talent, assiduité, désintéressement, voilà ce qui caractérise les professeurs... Il a fallu donner des adjoints aux professeurs de dessin et de langues anciennes. — La chaire de législation est déserte.

Haute-Garonne, — Améliorer le système des écoles centrales. — Ne former qu'un établissement de cette nature par division militaire et en placer un à Toulouse. Rétablir les anciens collèges qui existaient dans ce département. Nommer des inspecteurs pour surveiller l'instruction.

Gironde. — L'école centrale est bien composée, mais les élèves sont peu nombreux ; les cours de mathématiques et de dessin sont les plus suivis.

Golo. — L'école centrale n'a que quatre professeurs ; elle n'inspire pas de confiance ; les classes sont peu fréquentées, soit qu'on n'en approuve pas le mode d'enseignement, soit qu'on craigne d'y compromettre la religion.

Hérault, — Les professeurs de l'école centrale sont habiles; ils attirent un grand nombre d'élèves, surtout pour l'histoire naturelle et la physique.

Indre. — L'école centrale est loin d'atteindre le degré d'utilité qu'on en attendait parce qu'il n'existe pas d'écoles préparatoires.

Indre-et-Loire. — Rien de saillant.

Isère. — La classe de mathématique compte quatre-vingts élèves; celle de dessin en a cent quatre-vingt-quatre.

Jemmapes. — Le dessin s'enseigne avec succès à l'école centrale. ^

Jura. — On applaudit à l'établissement des écoles centrales et on la loue des succès obtenus ; mais l'enseignement qu'on y professe ne sera d'aucune utilité tant qu'on n'établira pas des écoles secondaires.

Landes, — L'ëcole centrale est peu suivie.

Loir-et-Cher. — Au milieu de tous les établissements d'instruction publique se distingue éminemment Técole centrale de Vendôme. Elle obtient des pépinières des pensionnats particuliers des élèves disposés à goûter les fruits d'une éducation plus relevée.

Loire. — L'immoralité des professeurs a détruit les espérances que donnait ce bel établissement ; il ne compte aujourd'hui que soixante élèves.

Haute-Loire, — L'instruction de Técole centrale n'est pas à la portée du plus grand nombre de jeunes gens. La supprimer.

Loire-Inférieure, — Le professeur d'histoire de l'école centrale n'a point donné de leçons; celui de législation n'a pas d'élèves. Les autres cours sont très fréquentés. Conserver l'école centrale, on le doit au zèle des professeurs.

Loiret, — Ces établissements n'ont pas atteint leur but. L'école centrale coûte 39 450 francs. La réformer.

Lot. — On est mécontent des professeurs qui composent l'école centrale; on demande un changement de système dans cet établissement.

Lot-et'Gwronne. — Établir un pensionnat près de cette école et y joindre l'enseignement des dogmes de la religion à celui do la morale. Cette séparation a fait échouer en grande partie le pensionnat formé par quelques professeurs.

Lys. — L'école centrale est recommandable par le talent des professeurs. Le nombre de ses élèves ne répond cependant pas au but de son institution.

Maine-et-Loire. — Supprimer l'école centrale; elle est incohérente dans ses parties. Lui substituer une école secondaire et un pensionnat.

Manche. ^ Conserver l'école centrale; elle est mieux placée dans une ville moyenne que dans une grande... Il est de la plus grande importance que l'enseignement religieux fasse partie de l'éducation et que les parents puissent espérer que leurs enfants seront élevés dans les principes d'une religion dont la vérité leur est démontrée.

Marne. — On fait le plus grand éloge des écoles centrales;

on demande cependant la réforme de leur enseignement et la réduction de leurs traitements.

Haule-Moâme. — On rend justice au zèle des professeurs; 'inais les cours d'histoire naturelle de chimie, de législation, n'en sont pas moins déserts.

Supprimer partout les professeurs de ces sciences, i l'exception des chefs-lieux des divisions militaire.

Mayenne. — Le patriotisme des professeurs des écoles centrales, leurs talents et leur moralité font concevoir au sujet des institutions républicaines les plus grandes espérances.... Conserver une institution qui influe sur la prospérité de Fem* pire.

Meuse. — Diviser Técolc centrale en écoles secondaires.

Meuse-Inférieure. — Former à Maéstricht un établissement des plus haut degré d'instruction pour y attirer les Allemands, naturellement jaloux d'apprendre le français.

Mont-Blanc. — Les écoles centrales présentent, il est vrai, de grands avantages ; mais la généralité des habitants d'un département ne peut en profiter, et si le mode d'enseignement de ces écoles n'est pas changé, un grand nombre ne pourra subsister.

Morbihan. — L'école centrale n'a pas remplacé les anciens établissements d'instruction publique; il faut des écoles secondaires et primaires où Ton se prépare à l'enseignement de ces écoles supérieures.

DeuX'Nèthes. — L'école centrale n'a pas atteint le but de son institution; mais ce n'est pas la faute des professeurs.

Nièvre. — Réduire le traitement des professeurs de l'école centrale à 1200 francs, vu le petit nombre de leurs élèves. Supprimer les chaires de législation, d'histoire et de géographie. Rétablir le pensionnat de l'ancien collège de Nevers.

Nord. — Réduire les écoles centrales à une par arrondissement de tribunal d*appel. Leur donner un directeur.

Omel — L'école centrale n'a pas plus de cent élèfes ; il s'y est glissé des abus qui demandent impérieusement l'inspection d'un chef. On la demande avec instance. Remplacer l'école centrale par des collèges.

Pa^HÏ^Calais. -— Réduire le nombre des écoles centrales.

Les collèges seront d'une uliljt& .plus générale et mieux sentie.

Puy-de-Dôme, — Insignifiant.

HaïUes-Pyrénées, — L'école centrale n'est fréquentée que par quarante à cinquante élèves. Le vice de l'enseignement établi p&r la loi du 3 brumaire an IV comprime le zèle des professeurs.

Pyrénées-Orientales. — L'établissement des écoles centrales est un grand bienfait dont le département a plus profité que plusieurs autres départements. Les cours les plus suivis sont ceux de dessin et de mathématiques.

Bas-Rhin, — Les vices de l'organisation ont nui aux écoles centrales; jamais on n'obtiendra un succès bien grand pour elles tant que l'instruction intermédiaire n'aura pas lieu.

Ces écoles manquent de règlements qui rappellent la discipline et la police scolaires.

Parmi les vices de cette organisation, on remarque que le latin ne tient pas une assez grande place dans l'enseignement.

Les souvenirs des crimes et des atrocités des temps désastreux de la Révolution n'ont fait voir, dans les écoles centrales, que des établissements révolutionnaires élevés sur les débris du trône et de l'autel.

Haut-Rhin. — L'école centrale suffit aux besoins du département.

Établir dans chacfue école centrale ou secondaire un directeur chargé de surveiller l'instruction et les mœurs.

Rhin-et-Moselle. — L'école centrale de Bonn remplit parfaitement les devoirs que lui trace son institution; mais elle est presque inutile, parce que les parents qui ne voient dans les cours que des sciences perfectionnées, ne les leur font pas suivre.

Rhône. — Les reproches faits aux écoles centrales sont leurs dépenses excessives, le petit nombre de leurs élèves et le peu de proportion de leur enseignement avec les connaissances des jeunes gens qui s'y présentent sans avoir fréquenté les écoles secondaires ou les collèges.

Barr. — L'organisation de l'école centrale est essentielle-*

ment vicieuse sous les rapports de rinstruction et des finances. La réformer.

Sambre-et'Meuse. — L'école centrale n'a guère d'élèves que pour le dessin et l'histoire naturelle , on n'a pas de confiance dans les instituteurs.

Saône-et-Loire, — Supprimer l'école centrale et rétablir l'ancien collège.

Sa/rthe, — Confier l'enseignement à des personnes qui s'associent librement pour vivre sous un chef unicpie, sous une discipline exacte et dans une retraite nécessaire à l'élude.

Le passage continuel d'un cours à l'autre ne peut produire qu'un chaos d'idées, pire que l'ignorance absolue.

Seine. — Des écoles centrales fixées par la loi pour Paris, il n'y en a que trois en activité.

Seine^t-Oise, — On peut rendre les écoles centrales plus utiles en améliorant leur organisation.

Dey>a>-Sèvres. — Les écoles centrales'ont fait beaucoup de bien, mais l'expérience a démontré que plusieurs cours n'étaient ni ne seraient suivis.

Supprimer les chaires de grammaire générale, d'histoire et de législation.

Pour ramener l'administration intérieure à l'arrêté, on demande que le ministre nomme parmi les professeurs un directeur et un suppléant qui aient une surveillance immédiate sur leurs collègues.

Tarn. — On se loue du zèle et des talents des professeurs de cette école. En attendant qu'il y soit établi un pensionnat, on demande que les pensions^ temporaires soient continuées à vingt élèves, et qu'ils soient placés à Sorèze..

Var. — Il serait intéressant pour l'instruction d'établir un pensionnat pour l'école centrale ; on propose, à cet effet, la maison de l'Oratoire de Toulon.

Vaucluse. — L'école centrale est peu fréquentée %t n'atteint pas le but qu'on s^était proposé. La supprimer, sauf à en conserver une par division militaire ou judiciaire.

Vendée. — L'instruction est à peu près nulle dans ce département. L'école centrale placée à Luçon est peu suivie.

Quatre chaires seulement sont en activité, et elle ne compte en tout que cinquante élèves. La supprimer.

Vienne. — L'école centrale de Poitiers voit tous les ans augmenter le nombre de ses élèves; il est aujourd'hui de plus de quatre cents. On le doit au zèle et à Tintelligence des pro< fesseurs. Réduire les écoles centrales à vingt-neuf, autant qu'il y a de tribunaux d'appel, et y réunir toutes les parties de l'instruction. Former des pensionnats près de ces écoles, faire revivre celui de Poitiers.

Haute-Vienne. — Il serait avantageux à l'instruction publique de ne laisser subsister d'écoles centrales que dans les villes où étaient les ci-devant universités.

Yonne. — Rétablir le pensionnat gratuit près de l'école centrale pour vingt élèves peu fortunés.

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