ARTICLE III
Écoles secondaires.
Ain. — Établir dans chaque commune, d'une population de 2400 individus, une école secondaire spécialement consacrée à l'étude du latin, de la grammaire française, des mathématiques et du dessin.
Aisne. — Distribuer l'instruction dans les villes et dans les bourgs et payer les professeurs avec les fonds destinés à l'école centrale. Réorganiser les congrégations destinées à l'instruction de la jeunesse.
Allier. — Les parents enverraient volontiers leurs enfants à des écoles secondaires qui produiraient les effets des anciens collèges.
Ardèche. — Rendre aux collèges leurs anciens revenus.
Ardennes. — Répétition du vœu de l'année précédente (établir une école secondaire dans chaque chef-lieu dWrondisseo^nt).
Ariège. — Rétablir les anciens collèges.
Aube. — Substituer à l'école centrale des collèges à l'instar du Prytanée.
Aude. — On demande le rétablissement des anciens collèges.
Aveyron, — Établir des écoles secondaires au chef-lieu de chaque arrondissement.
Calvados, — On regrette les collèges où les jeunes gens trouvaient une éducation complète et proportionnée à leur âge. Les rétablir surtout à Beaumont, à Caen, etc. Leur restituer ceux de leurs biens qui ne sont pas encore yendus.
CantaL — Rétablir des pensionnats dans les trois collèges de Saint-Flour^ d'Aurillac et de Mauriac dont les bâtiments existent encore.
Cha/rente-Inférieu/re. — La prompte organisation des écoles secondaires peut suppléer à la nullité de Técole centrale et arrêter la décadence de renseignement. Les organiser sur le pied des anciens collèges.
Cher. — L'instruction de la jeunesse a beaucoup perdu. Rétablir les anciens collèges sous des formes appropriées aux nouvelles institutions politiques. Leur rendre leurs anciens bâtiments.
Côte-cCOr, — Il faut une institution <jui prépare à celle de l'école centrale.
Câtes-dthNord. — Établir dans chaque arrondissement une école secondaire.
Creuse. — Établir des écoles secondaires à Guéret et Felletin.
Dordogne. — L'École centrale étant le dernier degré de l'éducation, on propose de former des établissements secondaires. — On demande deux collèges, dont la direction soit confiée à des corporations uniqpement destinées à cet objet.
Dyle. — La nécessité de remplir l'intervalle qui se trouve entre les écoles primaires et les écoles centrales est généralement sentie. -
Escaut. — Tous les conseils d'arrondissement s'accordent à demander le rétablissement de tous les anciens collèges.
Eure. — Établir dans chaque arrondissement une école intermédiaire où la jeunesse puisse se préparer aux cours des écoles centrales.
Eure-et-Loir. — Les anciens collèges, avec tous leurs défauts, étaient préférables aux écoles centrales, et par la méthode d'enseignement graduée et proportionnée, et par la
moralité et l'aptitude des professeurs. On demande qu'il soit établi un collège dans chaque chef-lieu d'arrondissement.
Finistère. — Établir des écoles secondaires à Quimper, à Landemau, à Brest, Morlaix et Quimperlé.
Forêts, — Établir des écoles secondaires dans tous les chefslieux d'arrondissement; il faut en revenir aux anciens collèges.
Gard. — Les écoles secondaires sont nécessaires pour remplir le vide qui se trouve entre les écoles primaires et les écoles centrales.
Haute-Garonne. — Rétablir les trois professeurs d'humanités qui existaient jadis à Saint-Gaudens et dont les honoraires étaient pris sur les biens du chapitre, dont la nation s'est emparée.
Gers. — On demande l'établissement d'une école secondaire à Gondom.
Gironde, — On demande des écoles secondaires ou collèges. Les locaux existent ; on peut les rendre.
Qolo. —Établir des écoles secondaires dans tous les chefslieux d'arrondissement.
Indre. — Établir des écoles secondaires dans les communes d'une population considérable.
Indre-et-Loire. — .... Le seul moyen de préparer la jeunesse à recevoir une éducation complète, c'est de conserver les maisons d'iustitution intermédiaires. Les conseils d'arrondissement ont vivement émis leur vœu pour élever ces sortes d'établissements.
Isère. — On persiste dans la demande déjà formée l'année dernière d'une école supplémentaire à Vienne.
Jemmapes. — On persiste dans la demande déjà formée du rétablissement des anciens collèges.
Jura. — On demande des écoles intermédiaires entre celles des instituteurs des communes et l'école centrale. Pour subvenir aux dépenses de ces écoles, on propose de restituer à ces établissements l'équivalent de leurs anciennes dotations.
Lénkan. — Rétablir les collèges de Gex, de Carouge, de Bonneville, de Thonon, d'Évian, de la Roche.
Loir-et-Cher. — On renouvelle la demande de l'établissement d'une école secondaire à Blois. — L'ancien collège pos-
sédait 7858 francs de rente; les charges étaient de 5297 francs; il restait 2659 francs pour réparation. On émet le yœu pour qu'il lui soit remis des domaines nationaux pour jusqu'à concurrence de 7858 francs.
Loire. — Rétablir dans les trois chefs-lieux d'arrondissement les collèges qui existaient autrefois et supprimer l'école centrale de Roanne.
Haute-Loire. — On demande le rétablissement des collèges, du Puy et de Brioude, et qu'il en soit établi un à Mo* nistrol.
Loiret. — Établir un collège dans chaque arrondissement.
Lot. — On demande que les anciens collèges soient rétablis et qu'on leur rende, autant que possible, les anciens professeurs, si distingués par leurs talents et succès. . Lozère. — Rétablir l'ancien collège do Mende.
Lys. — Rouvrir les anciens collèges.
Maine-et-Loire. — Établir des écoles secondaires en remplacement des collèges.
Manche. — On reconnaît l'utilité des écoles secondaires pour quelques villes qui possédaient autrefois des collèges; mais elles ne doivent pas être trop multipliées.
Marne. — L'instruction des écoles centrales est inutile 8i l'on n'établit pas des écoles secondaires.
HaïUe^Marne. — Établir des écoles secondaires partout où il y avait autrefois des collèges.
Mayenne. — On réclame le rétablissement des collèges d*Enée, de Ghâteau-Gontier, de Mayenne, d'Evron, de Graon, de Lassay, et la restitution de leurs bâtiments.
Meuse. — Diviser l'école centrale en écoles secondaires établies dans les arrondissements communaux'.
Meuse-Inférieure. — Ne pas trop multiplier les écoles secondaires : les bons institeurs sont rares.
Mont-Blanc. — On demande l'établissement des collèges dans les endroits où il y en avait jadis»
Morbihan. — Établir des écoles secondaires où la jeunesse se prépare à l'instruction des écoles centrales.
Moselle. — Les écoles secondaires sont nécessaires pour
remplir rintervalle qui existe en Ire les écoles primaires et les écoles centrales.
DeuayNèthes. — Ëtablir des écoles secondaires.
Nièvre. — Établir dans chaque chef-lieu d'arrondissement une école secondaire.
Nord, — Établir dans le chef- lieu de chaque arrondissement une école secondaire.
Oise, — Établir des collèges à Nogent, à Senlis et à Beauvais.
Orne, — On demande des écoles secondaires pour les quatre chefs-lieux du département.
Pas-de-Calais. — Établir des écoles secondaires dans les six chefs-lieux d'arrondissement et dans les villes où il existait des collèges.
Basses-Pyrénées. — Idem.
Bas-Rhin, — On réclame les écoles secondaires.
Haut-Rhin. — Idem dans chaque arrondissement.
Rhin-et-Moselle, — Établir des écoles secondaires en remplacement des autres collèges.
Rhône, — On demande deux écoles secondaires pour Lyon.
Roer. — On demande vivement le rétablissement des écoles secondaires.
Seine-et'Mame* — Idem,
Saône-et'Loire. — Idem.
Sarthe. • • . )
Seine-et-Oise. > Idem.
Sèvres. . . . )
Somme, — Les écoles secondaires sont indispensables.
y * * ( Établir des écoles secondaires dans les chefs-
,;, ' l ' \ lieux d'arrondissement.
Vaucluse. )
Vendée. — Substituer à l'école centrale quatre écoles intermédiaires.
Vienne. — Établir des écoles secondaires dans les chefslieux.
Haute-Vienne. — Rétablir les anciens collèges.
Vosges. — Des écoles secondaires sont désirées de tout le monde.
Yonne. — Rétablir les collèges d*Auxerre, Sens, Joigny, Tonnerre, Noyers et Avallon. Remplacer leurs fonds en biens nationaux.
ARTICLE iv
Écoles primaires.
Aisne. — Établir des écoles primaires et en salarier les instituteurs sur les centimes additionnels de chaque commune. — Réorganiser les corporations vouées au premier enseignement des deux sexes.
Aliter. — Établir des écoles primaires au moins dans les chefs-lieux d'arrondissement.
Ariège, — Les écoles primaires, organisées sous l'influence révolutionnaire, n'ont heureusement eu qu'un moment d'existence. Le défaut de payement a fait déserter les instituteurs dont l'incapacité la plus absolue était le moindre défaut.
Atibe. — La plupart des communes ont des instituteurs primaires, mais il s'élèvQ des plaintes sur la conduite et la capacité de plusieurs.
Aude. — Établir des écoles primaires dans toutes les communes dans la proportion d^un instituteur pour mille habitants et au-4es80us. Rétablir les frères des écoles chrétiennes sous le nom de Frère» de l'instruction publiqpe, et leur confier renseignement.
Calvados. — Pour rendre aux écoles primaires leur activité, il faudrait leur rendre les bâtiments et les biens qui leur étaient consacrés et qui, malgré le vœu des lois, ont presque tous été vendus* • -
Cantal. — On demande une école primaire dans chaque commune rurale dont les dépendances renferment une population de trois mille âmes.
Charente. — Établir un instituteur primaire dans chaque cbef-lieu d'arrondissement ou do cantoji populeuxi^
Cher. — L'instruction de l'enfance est dans un état affligeant.
Cole-d'Or, — Les anciens instituteurs étaient logés; ils
avaient quelques portions de terre, une rétribution d'un gprand nombre d'enfimts, des quêtes utiles et un casuel comme chantres d^ég^iise, arpenteurs, etc. Les instituteurs actuels n'ont que le logement et la rétribution d'un petit nombre d'enfants. On regrette tes Frères de Fa doctrine chrétienne, les Ursulines, etc.
Creuse. — Gréer l'instruction primaire.
Escaut, — Les écoles primaires sont dans un état pitoyable.
Ektre. — Xes instituteurs des écoles primaires laissent beaucoup à désirer sous le rapport de renseignement. Les écoles particulières sont plus fréquentées, parce qu'on n'y pratique pas les institutions républicaines.
Forêts. — L'instruction élémentaire est complètement désorganisée.
Gers. — On demande l'établissement des écoles primaires.
Gironde. — Les écoles primaires manquent dans beaucoup de communes.
Golo. — U n'y a des écoles primaires que dans quelques communes.
Hérault. — Les instituteurs primaires disséminés dans les campagnes sont la plupart ineptes et sans aveu,
Loire-Inférieure. — Il n'existe point d'écoles primaires dans la plupart des communes rurales, et là où elles existent elles ne produisent pas un bon effet.
Lot-^t'Garonne. — L'inslructiom publique est nulle dans la campagne et el^ n'est guère plus florissante dans les villes; ici les instituteurs sont près de l'abandon ; là, ils sont dans la misère. ^
Maine-et-Loire. — L'instruction est nulle dans toutes les petites communes.
Mayenne. — Le manque de sujet* propres à l'instruction porte à ne demander d'écoles primaires que pour les chefslieux d'arrondissement des justices do paix.
Meuse>Inférieure^^' On craint que dans une quinzaine d'annéçs il n'y ait pas un homme sur cent qui sache écrire.
Mont-Blanc. — Les écoles primaires sont sans succès; dans beaucoup d'endroits on ne trouve pas même d'instituteurs.
Nord. -^ L^ensei^ement est singulièrement négligé;' on demande une régénération totale. Le peii d'instituteurs qui existent sont très médiocres et ils n'ont pas de traitement.
Pas-de-Calais. — La jeunesse est livrée à Tignoranûe la plus profonde et à la dissipation la plus alarmante. Le vandalisme n'a laissé subsister presque aucun édifice consacré à Tinstruction»
La plupart des instituteurs primaires sont ineptes ou immoraux.
Réappliquer à Tinstruction des enfants des deux sexea les Frères ignorantins et les Filles de la Charité et de la Providence.
Haut-Rhin. — Les écoles primaires sont désorganisées depuis la Révolution; il eu est résulté ignorance et immoralité,
Sarlhe. — L'enseignement des écoles primaires est nul; il est difficile de le ranimer.
^ Déux-Sèvres. — Les écoles primaires sont nulles dans les communes mêmes ou elles existent.
Var. -^ La modicité des traitements qu'on offrait aux instituteurs a empêché l'exécution de la loi du 3 brumaire an IV.
Vendée. — Les instituteurs primaires des campagnes sont très peu instruits.
Vienne. — Les écoles primaires sont tombées ou languissent.
Vosges. — L'instruction primaire est presque nulle.
Écoles de filles.
Aude. — Rétablir les écoles o& les jeunes filles puisaient l'instruction nécessaire.
Jura. — On demande le rétablissement des écoles pour les filles et la dotation de cette branche importante de l'instruction publique.
Loire-Inférièure. — L'éducation des filles est trop négligée.
Lot. — On demande le rétablissement des anciennes institutions pour les filles.
Moselle. — On désire que Ton remplace les établissements chargés de l'instruction des filles.
Basses-Pyrénées. — On regrette les réunions de femmes destinées à l'instruction des personnes du sexe et spécialement les sœurs de TUnion CShrétienne.
Pyrénées-Orientales. — On regrette les associations religieuses qui s'occupaient d'instruction.
Bas-Rhin. — Il existait autrefois des établissements pour l'instruction du sexe ; aujourd'hui, rien ne les remplace.
Sarre. — On réclame la conservation des filles de la communauté de la Congrégation ; elles se vouent à l'enseignement gratuit des enfants de leur sexe ; leur zèle ne s*est pas ralenti, malgré la misère à laquelle elles sont réduites.
Sarlhe. — Réintégrer les sœurs 'de la Charité dans leurs mçdsons invendues ou dans celles qui leur seront fournies par les communes qui les réclamaient.
Somme. — Confier l'instruction des personnes du sexe à des établissements du genre do ceux qui avaient mérité la confiance publique.