‹ L'instruction publique et la RévolutionChapitre 28 sur 110 · Lémontey · texte numérisé non relu

Lémontey

2. > Une sorte de temple national dont, suivant la belle expression de Daunou, les portes toujours fermées à Tintrigue ne s'ouvriront qu'au bruit d'une juste renommée. •

mes elle le définit: « Llnstitut national des sciences et des arts appartient à toute la république ; il est fixé à Paris. Il est destiné : l"" & perfectionner les sciences et les arts par des recherches non interrompues, par la publication des découvertes, par la correspondance avec des sociétés savantes et étrangères ; 2« à suivre, conformément aux lois et arrêtés du Directoire, les travaux scientifiques ayant pour objet l'utilité générale et la gloire de la République. » Ce vaste programme impliquait un large recrutement' : la Convention décida que le nombre des membres de la nouvelle compagnie serait de cent cinquante titulaires, d'un nombre égal d'associés des départements et de vingtquatre associés étrangers, soit en tout trois cent vingtquatre sièges, dont la meilleure part, une part excessive peut-être, fut attribuée aux sciences'. Déjà prépondérantes

1. Pour la formation de l'Institut, rarticle 9, titre IV^ disposait que le Directoire exécutif nommerait « les quarante-huit premiers membres, lesquels éliraient les quatre vingt-seize autres; > et que ces ■ cent quarante* quatre membres réunis > nommeraient les associes. On ne comprend pas très bien ces chiffres : 48, 96 et 144. D'après le tableau annexé à la loi du 3 brumaire, le nombre total des membres titulaires n'est pas de 144, mais bien de 150, dont le tiers est ^, et non pas 48.

L'Iosiitut, une fois organisé, les nominations aux places vacantes devaient être faites par l'Institut tout entier sur une liste au moins triple, présentée par la classe intéressée. On ne s'explique pas très bien non plus cette idée de faire nommer des mathématiciens par des peintres et réciproquement.

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