‹ L'instruction publique et la RévolutionChapitre 52 sur 110 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Quelle part lui revient dans Tœuvre révolutionnaire. — Suppression des commissions executives. — Rétablissement des anciens ministères. — Bénézech : ses débuts. -^ Son ministère. -~ Organisation des écoles centrales. — Le premier, il signale quelques-uns de leurs défauts. — Compte rendu de son administration. — François de Neufchâteau. — Ses antécédents. — Paméla. — Ses qualités d'administrateur. — Son activité. ~ Ses principales circulaires. — Livres élémentaires. — Préparation d'an règlement général d'études. — Projet d'un concours général dé toutes les écoles centrales de la République. — Réponses collectives et objections des professeurs. ^ Le conseil d'instruction publique. — Sa composition. -^ Son rdle. — Ses instructions aux professeurs de grammaire générale, de langues anciennes, de législation et d'histoire. — Qainette. — Le cours d'histoire considéré sous le rapport des avantages qu'il peut procurer à la République.

Dans le cours des précédents chapitres, c'est surtout la Convention, ce sont ses doctrines et sa responsabilité propres, bien plus que celle de ses successeurs, qui se trouvent en cause. Le moment est venu de marquer, avec plus de développement et de précision, la part qui revient au Directoire dans l'œuvre commune. Le tableau, de l'état de Tinstruclion publique pendant la Révolution ne serait pas complet, il y manquerait plus d'un trait intéressant et peu connu, si de la critique des choses et

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des idées, nous ne passions à celle des hommes chargés de les appliquer.

La Convention avait, on s'en souvient, supprimé les ministères afin demieuxconcentrertous les pouvoirs entre ses mains, et les avait remplacés par des commissions executives *. Un des premiers actes du Directoire fut de rétablir l'ancien ordre de choses, c'est-à-dire de nommer un titulaire à chaque département ministériel. Les commissions executives se trouvèrent ainsi dépossédées; elles étaient entrées en fonctions le 12 germinal an II; elles les cessèrent le 24 brumaire an IV, et leurs services furent restitués aux différentes administrations dont ils dépendaient auparavant. L'Instruction publique, entre autres, fit retour àl'Intérieur où,pendantIa périodequi nous occupe, de l'an IV à Tan VIII, elle passa successivement par les mains de quatre ministres : Bénézech', François de Neufchâteaux*, Letourneux* etQuinette*. Ces quatre personnages — si le mot n'est pas trop ambitieux — appartiennent donc à notre sujet et nous devons, sinon leur accorder une égale importance, du moins consacrer à chacun d'entre eux une mention particulière ^

1. Celle dMnstruclion publique avait élé successivement composée de Payan, commissaire ; Julien et Fourcade, adjoints; de Garat^ assisté de Clément de Ris et de Ginguené, et enfin de Ginguené tout seul.

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