Quint., liv 3, c
L'auteur que nous avons cité plus haut, parlant des précepteurs et des médecins, dit * : Ne dicas te niliil quidquam eis debere nisi mercedulam. Nam.., (ajoute-t-il)... hoc cumfaclum est, terni medico quam prœceptori pretium opère solvitur animi vero sempcr debetur.
Mais il n'est plus, ce tems heureux dont nous venons de parler; car, comment regarde-t-on aujourd'hui les instituteurs de la jeunesse? Ce sont aux yeux du puhlic de vils mercenaires, et pour ainsi dire des esclaves publics, qui ont autant de maîtres que de membres dans la société, que de personnes dans le lieu où ils habitent.
Nous croyons devoir nous consoler, puisque le moment où la liberté de Thomme va renaître est arrivé. Un monarque généreux et bienfaisant, un père tendre et chéri ayant appelé près de lui tous ses sujets, tous ses enfants, dans les représentans de la nation, veut écouter les plaintes de chacun d'eux et rendre la justice qui leur est due; tout nous fait espérer que nos frères, nos concitoyens, appelés à travailler au grand œuvre de la régénération des Français, n'oublieront pas de s'occuper d'une classe d'hommes si utiles à la société et si nécessaires à la prospérité de l'État. En effet, n'est-ce pas des premiers principes reçus de ces hommes que découlent l'esprit et le génie qui se développent et brillent aujourd'hui dans les respectables membres de TAssemblée nationale?
C'est donc à eux, au roi et à son fidèle ministre que nous devons exposer nos doléances. G*est à eux tous que nous adressons nos prières et nos vœux, afin qu'ils daignent adoucir le sort des instituteurs, et par là pourvoir à une éducation plus facile et plus sûre aux enfans de l'Etat. C'est dans cette confiance que nous osons mettre sous les yeux du monarque et des représentants de la nation les réflexions qui caractérisent notre triste situation.
1 Senec. 6. Benef. c. 15, 16, 17.
Utililé des insiiluteurs de la jeunesse. — Leur Irisle sort.
Nous croyons presque inutile de démontrer l'utilité des instituteurs de la jeunesse. Les avantages que la société a toujours retirés et retire encore des grammairiens, maîtres écrivains et recteurs des écoles, prouvent assez hautement non seulement leur utilité, mais encore leur nécessité. U nous suffira de dire que les gens à talens, dans toutes les classes de citoyens, depuis le monarque jusqu'au dernier artisan, depuis le prince de TËglise jusqu'au dernier serviteur des autels, tous ont dû, pour parvenir à quelques degrés de sciences, recevoir les premiers principes que donnent ces sortes de maîtres.
On reconnoîtra encore leur utilité en examinant leurs fonctions; on y reconnoîtra aussi la dureté de leur sort.
Premièrement, partout, les grammairiens, maîtres écrivains et recteurs d'écoles sont chargés d'enseigner aux enfans les devoirs de la religion, et la partie des sciences pour laquelle on les leur confie; et pour cet effet ils emploient leur tems dès le matin au soir, quélquesfois même au delà, par le tems qu'ils passent tant à faire répéter leurs leçons qu'à préparer celles qu'ils ont à donner.
Secondement, dans les petites villes, bourgs et villages^, les maîtres, après avoir passé les heures et les jours dus au travail dans leur classe, après s'être épuisés dans les péni< hles instructions de la jeunesse, sont encore obligés d^ètre à l'église les premiers chantres, et soutenir le chœur dans le service divin. Dans la plupart des campagnes même, les recteurs d'écoles sont tenus d'assister les pasteurs dans toutes
1. Nous n'entendoDS point parler ici pour les Grammairiens et les Écrivains des villes considérables, dont le sort est bien diiïérent du nâtre : d'ailleurs, n'étant pas réunis avec nous, ils pourront parler pour eux, s'ils en ont besoin, et le Gouvernement ne sera pas moins porté à écouter les uns que les autres.
los fonctions do leur ministère^ soit de jour, soit de nuit. Ce n'est pas tout, ils sont encore souvent sacristains, marguilliers et sonneurs.
En sont-ils pour cela plus heureux ou plus considérés? Tant s'en faut. II semble au contraire que plus ils rendent de services dans une communauté, plus ils sont avilis. On les regarde comme de vils mercenaires auxquels chaque paroisse ou communauté donne un gage (rougissons du terme], oui, un gage, comme au dernier des valets, depuis quarante jusqu'à cinquante livres, et qui très rarement, dans les petites villes ou bourgs, monte à deux cents livres ou excède cette somme. On les exempte en outre des impôts, s'ils n'ont point de biens-fonds, et quelquefois sont logés, et avec cela, quoique vivant très sobrement, ils ont à peine leur subsistance.
Mais sous cette considération, quoiqu'ils emploient leurs talens et leurs veilles au service des lieux où ils résident, ils n'ont aucune part des biens communaux, et ne jouissent d'aucuns avantages locaux, parce que, dit-on, on les a exemptés des charges. Que si (pielquefois on leur accorde une portion dans los fruits qui croissent dans le pays, c'est une simple permission de quêter comme des mendiants, et presque toujours, en ces misérables quêtes, ils essuient la froide indifférence des uns, les reproches mordants et mal placés des autres; enfin, des rebuts insultants qui déshonorent ceux qui los font, avilissent ceux qui les reçoivent.
Troisièmement, ils sont regardés comme étrangers, et non comme citoyens, et n'ont point entrée aux Assemblées des communes. Gomme gens errants et sans aveu, ils n'y ont aucune voix délibérative. Si quelquefois un maître est appelé dans une assemblée, ce sera pour servir de scribe à défaut de celui qui est établi et payé pour l'ôtre; ou, si on l'en charge, il faut qu'il le fasse gratis, encore croit-on lui faire trop d'honneur en lui confiant cette fonction. Cependant ils lui ont confié le soin de leurs enfants (ce qu'ils doivent regarder comme le plus précieux trésor). On voit surtout les gens de la campagne confier leurs enfans à un maître^ comme ils confient leurs animaux au pâtre»
prince magnanime ! et vous illustres représentants de la nation, yerrez-vous avec indifférence les hommes de la Patrie, ceux qui lui sont spécialement déyoués, qui font germer et croître en sagesse et en science ses citoyens; permettrez-vous qu'ils demeurent plus longtemps dans l'abjection? Non, Sire, vous serez leur père, et vous, membres choisis de la nation, vous serez leurs avocats et leurs protecteurs.
En 1695, il plut au souverain, par un édit (art. 25), de fixer les appointements des maîtres dans les campagnes à 150 livres par an, non compris la modique rétribution de 4 à 5 sols par mois de chaque enfant qu'ils enseignaient; et ces appointements, ces émoluments étaient honnêtes pour le tems, où le numéraire était moindre qu'aujourd'hui et avoit plus de valeur; en outre, les denrées étoient à rien, pour ainsi dire, relativement aux prix actuels. D'ailleurs, les habitants plus aisés eux-mêmes en ces tems là, que de nos jours, s'empressoient de reconnoître les soins et services d'un maître, par des dons qui étoient une marque de leur reconnoissahce, et faisoient que les maîtres, avec leurs revenus, déjà honnêtes pour le tems, avoient le nécessaire à leur subsistance et leur entretien. Mais aujourd'hui les denrées de toutes espèces ont quadruplé, et leurs revenus n'ont point du tout, ou que très peu, été augmentés. Quoi de plus triste et de plus humiliant pour des hommes généreux qui se consacrent tout entiers au service de la patrie en lui formant des citoyens! ils passent toute leur carrière, réduits à manger un pain trempé de leur sueur, et privés du nécessaire, ou réduits à dissiper leur petit patrimoine (s'ils en ont); ils servent le public ayant à peine 3 à 400 livres pour subsister eux et leur famille. Arrivent-ils dans un âge avancé, après avoir passé quelquefois plus de trente ans dans leurs pénibles labeurs, ils se trouvent réduits à la dernière misère, et meurent sans ressources. Gar« en effet, a-t-on vu, de mémoire d'homme, des instituteurs de la jeunesse, à peine un sur cent qui ait acquis pendant tout le tems de son travail, de quoi se soulager dans sa vieillesse et ses infirmités, ou laisser à ses enians seulement la plus médiocre fortune?
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SuUes funestes qu^eniralne nécessairement pour les mœurs et le bien de la société Vétat actuel des instituteurs de la jeunesse.
De cet état d'avilissement et de détresse, qui est le partage de la plupart des instituteurs de la jeunesse, on voit éclore une infinité d'inconvénients aussi x^ontraires au bon ordre que préjudiciables aux mœurs et au bonheur de la société.
On no voit que trop, dans le siècle où nous vivons, que tout état qui laisse celui qui l'exerce dans un état de pauvreté, est méprisé. Tel est l'état actuel des instituteurs de la jeunesse. La plupart des maîtres, surtout dans les campagnes, ont si peu de revenu, tant par l'appointement qu'ils reçoivent de la communauté, que des modiques rétributions des mois d'écoliers, ordinairement mal payés, qu'ils sont obligés, pour se procurer le simple nécessaire, de s'adonner à des métiers ou arts mécaniqpes, qui les détournent de leur principale obligation qui est l'éducation de la jeunesse.
On voit encare que la plupart des parents, idolâtres de leurs enfants, prenant leurs défauts pour des gentillesses, ne veulent pas qu'un maître les corrige. Que si le maître, attaché à son état, se trouve, malgré lui, forcé de réveiller l'attention de ses écoliers, ou de détruire en eux, par quelques corrections, le germe du vice, pour y placer celui de la vertu, les parents blâment une juste sévérité, parlent mal du maître en présence de leurs enfans, et, pour leur complaire, les retirent de chez ce maître pour en chercher un plus indulgent. Qu'arrive-t-il de là? que d'un côté le maître s'appuyant sur le nombre de ses écoliers, pour vivre lui et sa famille, se relâche de sa sévérité, et donne quelquefois dans un excès de douceur préjudiciable aux bonnes mœurs ; de l'autre, les enfans voyant le peu de cas que les parens font des maîtres, perdent la crainte et le respect qu'ils leur doivent. Cette crainte et
L*l?i>TRLCTIOX PUBLIQUE . 24
ce respect manquant, plus d'ordre, plus de subordination.
Si quelques parens bien sensés (il y en a encore beaucoup) sont bien aises qu'on corrige leurs enfans, que l'on ne souffre pas leurs défauts, le maître est toujours dans l'embarras; car s'il punit ceux-ci, et laisse impunis ceux-là, ces enfans, ne se sentant pas plus coupables que les autres, s'aigrissent d'une préférence qui leur paraît injuste, ils se rebutent et ne font point de progrès. Ceux-là enfin, autorisés par l'indulgence de leurs parens, n'écoutent point le maître, vivent en libertins, et sont à tous un mauvais exemple. D'où vient tout cela? De l'état d'avilissement où sont réduits les instituteurs; de ce qu'ils ne sont pas soutenus dans l'exercice de leurs fonctions.
De là vient encore que des maîtres très instruits, et même zélés pour leur état, travaillent sans goût, se rebutent, et tout va mal. De là enfin cette disette de bons maîtres, et qu'un grand nombre de personnes, qui se feraient gloire d'un si honorable emploi, le craignent et le fuient. Que si quelquesuns ont encore assez de courage pour s'y livrer, c'est que la dure nécessité et la honte de l'oisiveté, peut-être, les y contraignent.
Moyens d'avoir de bons maitres; d'améliorer Uur sort^ et avonfo^s qui doivent en résulter.
Pour parvenir à avoir de bons maîtres, il faut en faire un bon choix; et pour avoir des sujets à choisir, il faut que le gouvernement les prenne sous sa protection, qu'ils dépendent directement de lui ou des administrations provinciales; que ces maîtres soient soutenus dans le libre exercice de leurs fonctions; qu'ils soient maintenus dans la dignité due à leur état, en leur rendant la qualité de citoyens dont on les prive, et les sortant de l'état d'abjection où ils sont plongés depuis si long-tems.
Dans le choix à faire de ceux qui doivent enseigner les enfans S il paraît qu'il serait convenable : 1^ de ne choisir que des personnes ayant atteint Tâge de vingt à vingt et un ans ; qu'ils fussent mariés ou dussent l'être dans l'année de réception, à moins qu'ils ne demeurassent avec père, mère, frère, ou sœur, ou tels autres parens en état de répondre de leurs actions ; 2<^ que les candidats fussent munis de bons certificats [de vie, mœurs et catholicité; ensuite subiroient un examen, suivant la place qu'ils devraient occuper, en présence des pasteurs et magistrats, c'est-à-dire officiers municipaux dans les villes et bourgs, échevins et syndics dans les villages à iceux joints (si Ton veut) quatre des principaux et notables habitants, et interrogés par experts connoisseurs. Il conviendrait encore que, parmi plusieurs concurrents, on n'eût égard qu'au talent et au mérite, sans autre préférence.
Qu'un maître une fois admis dans telle ville ou communauté, il en fût donné avis aux administrateurs de la province, qui en inscriroient le nom, l'âge et la qualité sur un registre, et qu'il ne pût en être destitué que de l'autorité des administrateurs, et pour des causes légitimes, et bien et duement vérifiées. Les maîtres eux-mêmes ne pourroient changer ou quitter leurs fonctions, sans en avoir obtenu la permission, et après avoir déduit leurs raisons.
Pour améliorer leur sort, ce serait : l^ Que les instituteurs de la jeunesse dépendissent positivement du gouvernement ou de l'administration provinciale; cependant, surveillés dans leurs fonctions, des pasteurs et des magistrats, qui seroient tenus de visiter de tems en tems les écoles; d'en faire l'examen une fois par an, et en rendroient compte à l'administration. 2<^ De leur donner la qualité de citoyens des lieux où ils demeureroient; par conséquent, avoir entrée aux assemblées des communes, y avoir voix délibérative, active et passive ; participer à tous avantages locaux, et en conséquence supporter, suivant leur rang, les charges de l'État, excepté celles qui seroient absolument incompatibles avec leur pre-
1. Nous ne parlons ici que de réducation des garçons, car pour celle des fiUes, il conviendrait mieux qu'elle fût confiée à des personnes de leur sexe, si ce n'est en des cas que le gouvernement peut prévoir et décider.
mière fonction, qui est celle d'instituteur de la jeunesse. 3^ qu'on leur fit une pension fixe payée par le gouvernement ou la province; que les communautés n'eussent en particulier d'autres charges que de loger leurs maîtres suivant l'usage; supprimant en conséquence tous mois d'écoliers, toutes quêtes : toutes perceptions et droits onéreux aux habitants qui les payent, et honteux pour ceux qui les reçoivent^
Avantages qui résultent de Tamélioration du sort des instituteurs: V Au moyen des précautions ci-dessus pour le choix des instituteurs on sera plus sûr d'avoir de bons maîtres. 2<* Le gouvernement, les prenant sous sa protection, et dépendant positivement de lui sous la surveillance des pasteurs et des magistrats, ils ne seront point le jouet de chaque individu en particulier; ils exerceront librement leur emploi sans respect humain ; ils seront honorés et respectés des parents, obéis et écoutés des enfants. 3^ Enfin, en leur assurant une pension fixe et honnête pour leur subsistance, n'ayant plus à compter sur de viles rétributions de mois d^écoliers, souvent mal payés, ils ne craindront pas qu'un parent idolâtre de son enfant le retire pour une correction juste et équitable, et ils pourront faire exécuter les règles qui sont établies dans leurs écoles. Bien plus, les malheureux, les pauvres qui n'ont pas de quoi payer la plus modique rétribution, pourront profiter de l'instruction si nécessaire à tout citoyen ; on évitera d'ailleurs par là que des maîtres se livrent à des métiers qui les détournent de leurs principales fonctions.
Les instituteurs qui présentent au roi et aux respectables membres de l'Assemblée nationale leurs doléances et leurs .
1. Si toutefois Sa Majesté et Nosseigneurs les représentants de la Nation, ne jugeoicnt point convenable d'adopter le plan ci-dessus, qui, cependant est principalement en faveur des pauvres, et d'où résulieroient les avantages ci-après détaillés en donnant à chacun une pension fixe, et supprimant les mois d'écoles, nous osons du moins espérer qu'il leur plaira augmenter relativement au prix actuel de toutes choses, les gages qui, par Tédit de 1695, n'étoient fixés pour les Recteurs d'écoles de campagnes qu'à 150 livres, et les mois qui, jusqu'à ce jour, n'ont été payés que 5, 10 et 12 sols pour enseigner à lire, écrire et chifi'rer.
Jusqu'à ce jour, ni les pensions, ni les mois d*écoliers des Grammairiens dans les petites villes et bourgs, n'ont point été fixées; ce qui conviendrait encore dans ce dernier cas.
yœuXy espèrentlqu'en fixant à chacun d'eux une pension, on aura égard aux qualités des différents instituteurs, à leurs talens et à leurs charges dans les communautés; que, pour éviter la confusion dans les écoles, le gouYcrnement voudra bien régler que les maîtres ne seront tenus de recevoir des enfans dans leurs classes que dès Tâge de cinq ou six ans jusqu'à quinze ou seize ans et dans les heures fixées pour les écoles.
Nous finirons, Nosseigneurs, en vous observant que ce ne seroit pas assez de procurer à l'État de bons maîtres pour la jeunesse, de leur faire un sort honnête pendant qu'ils jouissent d'une pleine santé et qu'ils sont dans la force de l'âge; mais qu'il conviendroit encore qu'après avoir sacrifié leur vie, et passé plus de trente ans dans un travail si pénible, on leur accordât dans leur vieillesse un petit sort, pour leur servir de retraite. Par ce moyen on excitera l'émulation de tous les citoyens, qui s'empresseront de se rendre utiles à l'Ëtat ; et ceux qui auront passé leurs jours au service de la Patrie se glorifieront de l'avoir servie, et béniront le ciel de les avoir fait naître et mourir dans un emploi si glorieux.
Les grammairiens et recteurs d'écoles du Ghalonnais et pays circonvoisins ci -après désignés, assemblés à Saint-Marcel-les- Ghalon, tant en personnes que par procurations adressées à leurs confrères, ayant pris communication des observations renfermées au présent cahier, ont reconnu qu'il présentoit un tableau fidèle de leur situation, et contenoit exactement leurs vœux et doléances; en conséquence, vu les délibérations des 10 et 24 septembre dernier, et les pouvoirs donnés aux confrères présents, ont délibéré qu'il seroit imprimé et qu'il en seroit envoyé des exemplaires à Nosseigneurs le garde des sceaux, le directeur général des finances, le comte de Saint- Priest, ministre d'État, le président de l'Assemblée nationale, les députés du Ghalonnois aux états généraux, et tous les autres qu'il appartiendra, avec supplication de les mettre sous les yeux du monarque, de les appuyer de tout leur pou-
voir auprès de Sa Majesté et des représentants de la Nation assemblée.
Fait à Saint-Marcel le 8 octobre 1789.
Signé auxdites Délibérations et Pouvoirs :
Dandelin, grammairien de Gonches; Jaillet, grammairien de Saint-Gengoux ; Terrillon, grammairien de Givry ; Cardinal, recteur d'école à Saint-Léger-sur-d'Heune ; Robert, à Sempigny; Rouiller, àCheilIy; Jarlaud, à Ghamilly; Coqueugniot, àDenevy; Martin Robert, à Touches; Bernard, à Mercurey; Chaudron, à Mellecey; Bourd^au, à Saint-Denis-dc- Vaux ; Roussot, père, à Saint-Jean-de-Vaux ; Roussot, fils, à Saint-Maro-de-Vaux ; Buchin, à Jambles; Voindrot, à Cortiamblcs; Pelletier, à Sainte-Hélène; Yaud, à Sassangy; Lefranc, à Juilly; Delacroix, à Bussy; Bracelet, à Gigny; Teinturier, à Saint-Côme; Cointot, à Saint-Marcel ; Grapin, àBey; Huet, à Saint-Maurice; Clerc,à Simard ; François Montagnon, à Mervans; Joseph Montagnon, à Saint-Germain-du-Bois ; Louis Montagnon, à Frangy ; Petit, à Labergement de Sainte- Colombe; Freby père et fijs, à Varennes; Boume, à Ouroux; Nief, à Change; Clerget, à la Rochepot; Despemon, à Saint- Semain-du-Plain; Mazeau, à Saint-Gervais-sur-Couchcs: Simon Mazeau, à Saussey; Blondeau, grammairien, àNoUay, et Roussel, grammairien, à Cuifery.