‹ L'instrument de Molière; traduction du traité De clysteribus de Regnier de Graaf (1668) [par Ernest Boysse]Chapitre 6 sur 12 · A HABERT DE MONTMOR · texte numérisé non relu

A HABERT DE MONTMOR

ture, m'a permis défaire dans les organes de la génération (i).

Chaque jour, je ne l'ignore pas^ on vous dédie des ouvrages si beaux, que j'aurais grande raison de craindre que mon petit traité ne fût dédaigné par vous comme un présent trop mince. Mais je suis rassuré à cet égard par les lettres que vous niave^ écrites, et dans lesquelles vous m'affirme\ que je possède toujours la bienveillance que vous m'ave^ montrée à Paris. Je sais d'ailleurs que vousjuge'{ les ouvrages non d'après leurs dimensions , mais d'après les choses qu'ils contiennent . Or, s'il est vrai, comme on n'en saurait douter, que la santé soit le prei7iier des biens, je puis dire que les hommes ont le plus grand intérêt à ce que les vérités nouvelles qui sont contenues dans ce livre, soient connues et divulguées.

De peur donc que ce très-curieux et très-utile petit ouvrage ne soit tourné en ridicule, dénaturé dans ses intentions ou déchiré comme un tissu d'impostures., j'ai résolu de le mettre en lumière

[i) De Graaf ne signale ici avons dit que les deux autres

que le plus important des trois étaient le traité De clystcri-

traités qui composaient le vo- bus, et De usu siphonis in

lume dédié à Montmor. Nous anatomià.

48 LETTRE DÉDICATOIRE, ETC

SOUS la protection de votre grand et illustre nom. J'espère ainsi que, arrosé par un léger ruisseau sorti des sources éternelles de votre bonté, et réchauffé en même temps par les rayons de votre faveur, il prendra des forces et se développera de jour en jour (r).

Adieu, très-illustre Seigneur ; daigne:^ me continuer la faveur dont vous niave^jugé digne jusqu'à ce jour. Que Dieu très-bon et très-grand, soucieux de la prospérité de la République des lettres, vous donne, à vous et aux vôtres, les longs jours que vous mérite\. C'est ce que souhaite et demande avec passion.

Le serviteur très-dévoué de votre illustre nom,

A Dclft, le 12 mai 1668.

(i) Il faut convenir que, même dicace, ces métaphores ne sont en latin, et même dans une de- pas des plus heureuses.

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