‹ L'Intellectualisme de Saint ThomasChapitre 16 sur 100 · INTRODUCTION XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXV

misme des actions morales par lesquelles l’homme tend à sa fin, qui est spéculation pure. Ce dernier rôle de l'intelligence est provisoire et subordonné. Il y a, par définition, un « ensuite » à la morale, mais il n’y a pas d’ensuite à l’idée. Et c’est ici que la philosophie et la la théologie s'unissent, dans le système thomiste, comme la matière et la forme. Car, comme la religion, elle aussi, prétend être finale, il faut bien que ce soit en une contemplation que la religion se termine. Cela revient à dire que, comme le réel créé n’est qu’une participation du divin, ainsi la vie surnaturelle ne peut être qu’une conquête plus plénière de la réalité. S. Thomas n’est donc pas religieux quoique intellectualiste ; il croit plutôt devoir être intellectualiste parce que religieux. Il faudrait, dit-il !, que l’homme fût l’étre suprême, pour qu'on püt mettre dans la raison pratique le souverain bien.

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