‹ L'Intellectualisme de Saint ThomasChapitre 31 sur 100 · Quicquid esse potest, intelligi potest. » 2 C. G · texte numérisé non relu

Quicquid esse potest, intelligi potest. » 2 C. G

l'originalité intelligente et intelligible ; les êtres « voulus pour eux-mêmes », ce sont les « intelligibles subsistants. »

Il y a des choses incorporelles, réelles, mais prenables seulement par l'esprit, res incorporeas solo tintellectu comprehensibiles !, Il y a des êtres à la fois substantiels et intelligibles, dont la vision est identique à la possession, quae videre est habere. Cette affirmation concentre, couronne et résume les propositions que nous avons déduites jusqu'ici. Ces êtres, appelés encore « substances séparées » ou « formes simples », et identifiés par S. Thomas avec les Anges de la théologie, jouent un grand rôle dans sa philosophie, comme dans celle des Arabes ses prédécesseurs. Pour les concevoir comme lui-même, joignons la notion catholique de l'ange personnel, qui peut connaître, agir, vouloir, avec celle des idées séparées attribuée à Platon. Il ne peut y avoir, pour S. Thomas, de Lion-en-soi, ni d'Hommeen-s0i, parce que tout lion et tout homme, avec un certain principe de vie et d'unité (l'âme, la forme), comprend nécessairement une masse de matière définie par des contingences spatiales, et restreignant donc, en la déterminant, la virtualité, la possibilité d’être de l’essence : l'union même de ces deux éléments constitue un homme ou un lion. Au contraire, dès qu’une nature angélique existe, comme sa notion n'implique pas d’élément matériel et réceptif, le sujet réalisé comprend toute la perfection dont est susceptible son espèce, et, remplissant son idée, ou plutôt lui étant identique, ne comporte à côté de lui aucun être spécifiquement semblable. Il ne peut y avoir deux anges par espèce, pas plus qu'il ne

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