In 10 Met. 1. 3. 125 a
présentée par S. Thomas comme réalisant l'idéal, sans plus !; 1l paraît qu'il croyait posséder ici la formule presque magique qui livre à l'esprit le fond de l'être, « le mot signifiant ce qui est », « le miroir égal à l’essence de la chose », speculum adaequans essentiam rei. — Entre ces deux extrêmes, la définition de l’homme et l'essai de définition du blanc, les intermédiaires sont nombreux, et l’on passe par des transitions assez obscures, où les expressions identiques de notre auteur semblent parfois recouvrir des conceptions différentes. Toujours, «l’on monte des accidents à la connaissance des essences », selon la formule aristotélicienne, mais il faut s'arrêter parfois plus ou moins loin du but. Certains accidents sont plus fonciers, plus « proches de l’essence » que ceux indiqués pour le noir et le blanc : telle est, par exemple, la « figure » dans les règnes animal et végétal ?. D'autres sont effets propres, ou même adéquats, de la cause, si bien qu'en certains cas un simple raisonnement, de l'idée de l'accident propre, tirerait celle de la différence (comme si de bipède l’on concluait raisonnable) %. D'autres fois, il n’y a pas à changer le mot, mais à comprendre quil signifie l’essence, et non l’accident, et quon ne nomme plus seulement une qualité, mais « du qualitatif » #. Dans ces derniers cas, l'essence
1. Voir spécialement Spir. 11. 3; — et cp. les raisons données pour prouver qu'il ne peut exister qu'une seule espèce d'animaux raisonnables. In 2 An. 1. 5. 73 a. — Cp. 1 q.85 à.6.