‹ L'Intellectualisme de Saint ThomasChapitre 90 sur 100 · LAS ICRA GS S8-EL · texte numérisé non relu

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ment d’une causalité finale et non nécessitante. « Le bien « perçu meut la volonté, en la même sorte que l’homme « qui conseille ou persuade, c’est-à-dire en faisant voir « la bonté d’un objet » !. L'unité de la doctrine est partout transparente, au milieu des diversités et même des curieuses inconséquences de l'expression ? : il suflit, pour la bien concevoir, de se rappeler la variété du concept de cause chez les Scolastiques, et Scot, moins que personne, eût dû presser le sens des termes, lui qui fait du mot movere précisément le même usage ?. — Mais le trait caractéristique de l’explication thomiste, et ce qui a fait souvent croire qu’elle étouffait dans l’intellectualisme la liberté, c’est l'affirmation d’une indestructible concordance entre le jugement pratique et l’action. « Le

« jugement qui porte sur un acte concret, et à accomplir « présentement, ne peut jamais être contraire à l’appé- & tit » #. « Comme la tendance naturelle suit la nature, « ainsi la tendance sensitive ou intellectuelle suit la « connaissance... il ne peut donc y avoir de mal dans « l’appétit par divergence avec la perception, puisqu’(au « contraire) il la suit » ?. — Sans jamais sacrifier ces vues, S. Thomas échappe au déterminisme psychologique en subordonnant d’une façon inattendue l'intelligence à la liberté. La liberté humaine, fondée sur la nature diaphane de l’esprit, consiste essentiellement dans la puissance de « juger son jugement » {libertas in arbitrium).

1AMal 0.0.

2. « Quamvis intellectus non secundum modum causae efficientis et moventis, sed secundum modum causae finalis moveat voluntatem) LC 1CG 7200

3. Voir Minges, /st Duns Scotus Indeterminist ? (Beiträge zur Geschichte der Philosophie des Mittelalters. Bd V. Heft 4. Münster 1905. p. 105, 107).

4, Ver. 24.1,

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