‹ L'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 40 sur 120 · PÉLICAN — CORNEILLE - FAISAN · texte numérisé non relu

PÉLICAN — CORNEILLE - FAISAN

» deux d'entre eux cherchaient à tirer de leur côté l'objet de » leur convoitise au grand mécontentement du chien.

» A la fin un des plus gros de la bande réussit à arracher » un morceau de viande et s'en revint avec son butin auprès » de ses camarades qui se mirent aussitôt à conférer. — Après » une discussion animée, Taccord parut s'établir; on entoura » le chien et le chef de la bande laissa adroitement tomber le » morceau de viande à portée de sa bouche. Avide de le hap- » per le quadrupède lâcha sa proie que saisirent à Tinstant » deux corneilles, et la troupe pleine d'hilarité et d'allégresse D s'en alla se régaler dans les arbres, tandis que sa dupe, » après le premier moment de surprise et d'ébaliissement, » n'eut rien de mieux à faire que de se poster sous un arbre » et d'aboyer bêtement. — Je tiens d'un ami le récit d'un inci- » dent du môme genre. Trois corneilles qui avaient vaine- » ment essayé de dérober à un chien un morceau de viande » dont il se délectait, eurent une consultation, et voici ce » qu'elles imaginèrent. Deux d'entre elles s'étaient approché » aussi près que possible du morceau de viande, la troisième » mordit fortement la queue du chien qui se retourna en » criant ; aussitôt les deux autres s'emparèrent de sa proie, » et le trio de voleurs s'en alla festoyer sur le haut d'un » mur*. »

En présence de l'accord que nous venons de constater entre deux observateurs indépendants et compétents, les faits, tout remarquables qu'ils soient, s'imposent à nous. Ils se trouvent d'ailleurs confirmés par une observation de sir J. Clarke Jervoise que j'extrais d'une lettre où il me parle des traits de mœurs qu'il a remarqués chez les freux en Angleterre :

« 11 y avait un faisan qui se distinguait par son audace à » venir prendre de gros morceaux qu'il dépeçait en les se- » couant tandis que les freux guettaient avidement les miettes » qui volaient de part et d'autre. — L'idée ayant fini par lui » venir de courir droit aux buissons, les parasites le suivaient » en le tirant par la queue pour lui faire lâcher sa pâture. »

Voici maintenant un fait des plus intéressants, qui parait avoir été observé avec soin et révèle une intelligence remarquable chez les tourne-pierres. Ces oiseaux, comme l'indique

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