Unheaten Tracks in Japan, vol. II
leur nom, retournent les pierres, etc , pour se nourrir
des petits insectes qu'elles recouvrent. L'observateur (c'était Edward) s'tUait caché dans un creux d'où il put voir un cou[)le de tourne-pierres aux prises avec le cadavre d'une morue longue de Irois pieds et demi et enfoncé de plusieurs pouces dans le sable.
« Ils se servaient tantôt de leur bec, tantôt de leur poitrine » pour pousser ; mais malgré tous leurs efforts la morue ne » bougeait pas. Ils essayèrent alors de creuser le sable d'un » côté et de pousser ensuite de l'autre ; cette opération n'ayant » produit aucun résultat une première fois, ils revinrent à la » charge dans l'intention marquée d'accomplir leur projet qui » était clairement d'affouiller l'animal afin de le retourner » plus facilement.
» lis poursuivaient leurs excavations de chaque côté depuis » près d'une demi-heure, lorsque parut, fort à propos, un » autre tourne-pierre. Son arrivée fut saluée avec joie, à en » juger par les gestes des deux autres ainsi que par une sorte » de roucoulement très doux qu'ils firent entendre. Du reste » il parut comprendre l'expression de leurs sentiments et » y répondit en. termes analogues. Après quoi ils se mirent » vigoureusement tous les trois à creuser le sable pendant » quelques minutes, puis, passant de l'autre côté, ils réussirent, » d'une poussée simultanée, à soulever le poisson d'un pouce » ou deux, sans toutefois pouvoir le retourner et, à leur dé- » sappointement manifeste, ils le virent retomber dans sa » position première. Un temps de repos sans quitter leurs » places, et les voilà qui se décident à un nouvel effort. Cette w fois ils se baissent jusqu'à toucher le sable de leur poitrine, » glissent leur bec en dessous du poisson, le soulèvent comme » par avant, puis le poussent avec leur poitrine tant et si » bien qu'il s'en va rouler jusqu'au bas de la petite pente sur » laquelle il se trouvait, soit une distance de plusieurs mètres, » suivi pendant une partie du chemin par les oiseaux qui .» n'avaient pu se retenir tout d'abord. » (Smiies, Vie (VEdward, p. 244-266.)
' Je terminerai ce chapitre par l'exposé des faits que j'ai recueillis sur le châtiment des malfaiteurs parmi le^ freux.
Goldsmith, qui avait l'habitude d'observer de sa fenêtre une colonie de ces oiseaux, dit que le choix d'un emplacement est