‹ L'intelligence des animauxChapitre 10 sur 122 · Souvenirs cntnmolnijiqneu, 3* sé'io, 1SS6, p · texte numérisé non relu

Souvenirs cntnmolnijiqneu, 3* sé'io, 1SS6, p

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L'ÉvourriON mentale xv

Et tout s'e:xplique avec cette simplicité. Certains afiimaiix si^ ititilent d'une extraordinaire façon l'aspect des objets inanimés au milieu desquels ils vivent, ou reproduisent la forme générale et le système de coloration d'autres animaux tout différents : c'est là le inimétisTm; des rapports singulièrement variés s'établissent entre des espèces animales d'ailleurs fort éloignées zoologi^îuement ; ils ont fourni a M Van Beneden le suj< t d'un livre fort intéressant de la présente collection : Commensmix, mnhiaïisfes, parantes. Pour M. Fabre il n'y a pas plus de question pour le wiméii^tne ou \g pttr&siiisme que pour le mode de locomotion de la Cétoine : Le mimétisme et le parasitisme ont existé de tout temps sous la même forme, immuables comme l'instinct, comme Tespèce, car c'est bien \\ le fonds du débat. M. Fabre tient à faire de ses recherches une pierre de touche du transformisme ; il réunit tout un arr>ena de guerre contre lui. Après avoir exposé ses admirables observations sur l'élevage artificiel des larves d'Hyménoptères ôEft*nassiers, il écrit :

« Aussi n'aurais-je pas entrepris ces recherches, encofe moins en aurais-je parlé non sans complaisance si je n'avais on revu dans les résultats une certaine portée philosophique. Le transformisme me paraissait en cause. Certes, c'est grandiose entreprise, adéquate aux immenses ambitions de l'Homme, que de vouloir couler l'Univers dans le moule d'une formule et de soumettre toute réalité à la norme de la raison. Le géomètre procède ainsi. 11 définit le cône, conception idéale; puis il L^ coupe par un plan. La section conique est soumise à l'algèbre, appareil d'obs^ tétrique accouchant Téquation ; et voici que sollicités dans un setts puis dans l'autre, les flancs de la formule mettent au jour l'ellipse,, l'hyperbole, la parabole, leurs foyers, leurs rayons vecteurs, leurs tangentes, leurs normales, leurs axes conjugués et le reste. C'est magnifique . . . , c'est superbe ... on croit assis! er à une création . . Oui, il serait beau de mettre le monde en équation de se donwér pour principe une cellule gonflée de glaire, et de transformation en transformation, de retrouver la vie sous ses mille aspects comme le géométri-e retrouve l'ellipse et les autres courbes en di'scutai^t soft cône sectionné. . . Hélas ! Combien ne faut-il pas rahat^ffe de n^o^ prétentions î La réalité est pour nous insaisissable. ~ Il y a ici ^e formidables inconnues — écartons-les pour bien asseoir la théorie. — Soit, mais alors ma coniiance est ébranlée en cette histoire naturelle qui répudie la nature et donne à des vues idéaies le pas sur

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