‹ L'intelligence des animauxChapitre 101 sur 122 · L% Naturaliste dans la région des Amazones ^ p · texte numérisé non relu

L% Naturaliste dans la région des Amazones ^ p

2. Le fait est également coaûrmé à plusieurs reprises dans VHistoire natu^ relie de Ceylan de Sir E. Tenneut, pages 468-469.

arrivons ainsi à comprendre que la sélection naturelle ait pu se trouver pourvue de ce qu'il lui fallait pour développer Torgane d'une perfection toute spéciale, à Taide duquel Taraignée fabrique son tissu. Mais si l'on s'étonne que le même phénomène ne se soit pas produit chez d'autres animaux, on ne peut guère invoquer que des raisons d'un ordre négatif. De quel droit,, en effet, supposer l'existence primitive d'une tendance à sécréter un liquide visqueux? Toutefois, en ce qui concerne les araignées, il nous est permis de conclure que, puisque la faculté de tisser est si répandue dans la classe des Arachnides, l'origine en doit remonter à une époque bien reculée de leur histoire, sans comprendre cependant le progéniteur commun des araignées et des scorpions, vu que ceux-ci ne tissent pas.

Voyons maintenant quelques détails sur la manière dont les araignées tissent leur toile. Sans entrer dans le détail de Tanatomie, je ferai d'abord remarquer qu'un « fil d'araignée », est en réalité, un faisceau de fils qui sortent de leurs trous respectifs presque à l'état fluide, et durcissent instantanément à l'air.

L'araignée dite « géomètre » commence sa toile en tendant deux fijs non adhésifs rayonnants sur lesquels elle dispose du centre à la circonférence un fil spiral également non adhésif— c'est ré<'hafaudage sur lequel se meut l'araignée. Vient ensuite une autre spirale partant de la circonférence pour aboutir près du centre , dont le fil de composition visqueuse doit adhérer à la proie. La toile est alors complète et l'araignée n'a plus qu'à se construire un repaire où elle se cache pour guetter sa proie ; elle l'établit à quelque distance, en ayant soin de le relier à sa toile par un fil dont les vibrations l'avertissent de la capture d'un insecte dans le filet*.

a L'araignée de jardin, dit Thompson, dispose ordinaire- » ment sa toile à peu près verticalement là où les feuilles » d'une plante ou d'un arbuste forment comme une emy> brasure, et commence par établir tout autour les fils » d'extérieur qui se rattachent aux extrémités des rayons. » Elle ne s'inquiète pas de la forme de l'embrasure, sa-

Page 1