Gleanings {Recueils}, vol. I, poge
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» d*imiter les escargots et autres insectes qui se réfugient » dans la première cachette venue, et y sont bientôt relancés » pour tomber aux mains de Tarmée de fourmis. J'ai souvent » vu de grosses araignées courir de l'avant dans le but évl- » dent de s'éloigner à distance respectueuse de leurs en- » nemis. Mais une fois je fus témoin d'un spectacle curieux ; » une pseudo-araignée ou faucheur (Phalangide) se trouvant » au milieu d'une armée de fourmis, levait Tune après Tautre » et avec le plus grand calme ses longues jambes sur lesquelles » son corps se trouvait perché hors d'atteinte. Parfois sur- » les huit, il n'y en avait pas moins de cinq en l'air et quand » une fourmi approchait de l'une de celles qui reposaient à » terre, elle avisait un point libre pour y en poser une autre » qu'elle abaissait en même temps qu'elle relevait celle » qui était menacée, de manière à maintenir l'équilibre de » son corps *. »
Dans une lettre publiée dans la Nature (numéro du 22 janvier 1880), M. L. A. Morgan décrit le procédé adopté par une araignée pour transporter un gros insecte de la partie de la toile où il s'était pris, au garde-manger. Elle commença par passer deux ou trois fils de la tète de l'insecte au maître câble de la toile ; cela fait, elle rompit les réseaux tout autour de sa proie pour la laisser pendre par les cordons de la tête. Lui ayant alors attaché à la queue une ligne, elle se mit à la tirer du côté de son repaire. Quand la tension des fils de la tête ne lui permît plus d'avancer, elle amarra solidement sa ligne, revint détacher la tête de l'insecte et s'y attelant recommença à tirer la carcasse jusqu'à ce que la ligne de la queue se fût raidie. De cette manière, c'est-à-dire en tirant tantôt sur la tête, tantôt sur la queue, l'araignée finit par mettre sa proie en sûreté dans son « garde-manger ».
Certes le procédé dénote une connaissance pratique des principes de mécanique ; mais il est peut-être moins remarquable à ce point de vue que les expédients qu'adoptent parfois les araignées lorsqu'elles ont tissé une toile d'une grande largeur qui n'est point assez tendue et par suite oscille d'une manière exagérée sous l'influence du vent. On en cite qui, en pareille circonstance, avaient imaginé