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218 LES D£RMli:RS ARTICULÉS
La forfigule ou perce-oreille.
D'après de Geer, la forflcule mère pratique une véritable incubation. Il raconte qu'ayant mis un perce-oreille dans une boîte au fond de laquelle il avait répandu des œufs, il vit rjnsecte les rassembler dans un coin et se mettre à les couver. L'incubation se fit sans une seule interruption, et lorsque Téclosion se fut produite, les jeunes suivaient partout leur mère et se réfugiaient parfois sous son abdomen comme des poussins sous une poule *.
Une jeune personne, qui désire rester anonyme, m'apprend que ses deux sœurs cadettes ont Thabitude de donner du sucre chaque matin à un perce-oreille auquel elles ont donné le nom de Tom, et qui grimpe sur un rideau à heure fixe comme s'il comptait bien recevoir son déjeuner. Ce trait en rappelle d'autres que nous avons cités à propos des araignées.
Insectes diptères.
L'œstre dont les œufs éclosent dans les intestins des chevaux, les dépose par un raffinement d'instinct sur les parties du corps de l'animal qu'il est le plus enclin à lécher. Car d'après Bingley et d'autres auteurs, « c'est le derrière du T> genou que cette mouche afi'ecte de préférence, ou bien T> encore les flancs ou la région postérieure de l'épaule. » La femelle dépose ses œufs tout en volant, du moins elle paraît à peine se poser lorsqu'elle étend son oviscapte pour toucher un cheval. Elle ne pond qu'un seul œuf à la fois, et s'envole aussitôt à une faible distance pour en préparer un autre.
Quant à la mouche commune de nos appartements, voici une anecdote de Jesse qui dénote chez cet insecte une intelligence assez semblable, comme genre et comme degré, à celle dont fit preuve la guêpe favorite de Sir John Lubbock :