Loe, cit., page
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c'est un échange de services qui s'effectue de la manière la plus propice à Fintérêt général, comme le démontre Texpérience*.
Outre les pucerons, il existe plusieurs sortes d'insectes que les fourmis exploitent de la môme manière dans dlff'érentes parties du monde. Certaines espèces entretiennent à la fois des chenilles et des pucerons ; mais Mac Cook a reconnu, qu'en pareil cas, chaque troupeau a son élable à part. Selon le même observateur, les chenilles du genre Lycœna sont aussi recherchées des fourmis à cause du fluide sucré qu'elles sécrètent.
Esclavage. — Il y a au moins trois espèces chez lesquelles l'esclavage est en vogue ; ce sont les Formica rufescens^ sangninea et Urongylognaihus. Ce fut P. Huber qui, à l'origine, découvrit ce trait de mœurs, en observant la première de ces espèces dont les esclaves appartiennent, paraîtil, au genre F fusca ou fourmi noire. Elles attaquent en masse le nid de ces dernières, leur livrent un combat sanglant et si la victoire leur reste, elles s'emparent des chrysalides, les emportent et les soignent jusqu'à éclosion, pour en tirer des esclaves. On trouvera, dans le livre de Ch Darwin iOrigin of species, 6« édition anglaise, page 218), le récit d'une de ces batailles dont il fut témoin.
Ainsi écloses dans le nid de leurs maîtres, les jeunes esclaves semblent s'y considérer comme chez elles, car elles ne cherchent jamais à s'en échapper et le défendent avec énergie. Du reste, la tâche qui leur incombe varie suivant les espèces. Les Formica sangidnea se contentent d'un plus petit nombre d'esclaves que les F, rufescens, et les emploient exclusivement aux soins de l'intérieur, qu'elles ne leur permettent pas de quitter. Il n'y a donc qu'un moyen de les voir : c'est d'ouvrir le nid où les esclaves se distinguent, par leur petite taille et leur couleur noire d'avec leurs maîtresses dont le corps est rouge et plus gros. Ces dernières se chargent des corvées à 1 extérieur, et lorsqu'elles émigrent, on les voit porter leurs esclaves qu elles tiennent à la bouche. Les fourmis du genre rufescens, outre qu'elles ont un plus grand nombre d'esclaves, leur attribuent une bien plus large part de