TERMITES
Les itiœurs dès Tfermites, ou fourmis blanches, n'ont pas été étudiées avec l'attention qu'elles méritent. Ce que nous eh savons nous vient en grande partie des observations de Jobsoh {Histoire de la Gambie), de Bastian (Nations de VAsieorien^ talé), deForsteal, Lespès, Kônig Sparrman, Hagen, de Quatrefôges, Fritz Miller et surtout de Smeathman (PhilosopMcâl transacti07%s^ y ol. LXXI). En Afrique, ces insectes contruiseiit avec de la terre, des pierres, des morceaux de bois qu'ils agglutinent à Taide de leur salive, des tertres de dix à Vingt pieds de haut. Ces élévations de forme conique sont si solides que les buffles s'en servent, à ce que Ton dit, pour y poster leurs vedfettes, et que le poids d'un éléphant ne les ferait pas crouler. Elles grandissent peu à peu suivant Taccroissement de la population. Chaque tertre forme un centre d'où rayonnent A^ns toutes les directions des passages souterrains qui atteignent quelquefois un pied de largeur. En outre, une quantité de conduits souterrains servent à l'écoulement des eaux qui envahissent le nid pendant les pluies tropicales. D'après Bïichner, si Ton mesurait un de ces dômes à une échelle proportionnée à notre taille, on trouverait qu elle représente une hauteur d'environ 3,000 pieds. Quant aux dispositions intérieures de ces établissements, voici la description qu'il en fait :
« Elles sont si variées, dit-il, et si compliquées qu'il faudrait » des pages et des pages pour tout expliquer. Salles, cellules, » chambres d'élevage, magasins, postes de garde, passages,
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» corridors, caveaux, ponts, rues et canaux souterrains, es- » caliers, plans inclinés, dômes, etc. .., il y a de tout et par » myriades dans un ensemble qui témoigne d'une^ conception » bien déflnie et d'un plan bien étudié. Au milieu, c'est-à-dire » au point le plus éloigné de l'extérieur et de ses dangers, se j> trouve l'imposante résidence ou prison du couple royal, » façonnée comme un four à voûte. Les issues, tout en per- » mettant aux neutres de passer librement, sont trop petites » pour la reine qui, pendant la saison de ponte, atteint deux » ou trois mille fois la grosseur d'un sujet; elle meurt sans » être jamais sortie de sa demeure. De petites dimensions à » l'origine, le palais s'agrandit à mesure que la reine gros- » sit et finit par mesurer plus d'un mètre et demi de long » sur 50 centimètres de haut; tout autour se rangent les » salles d'élevage destinées aux œufs et aux larves ; puis » viennent les cellules des neutres affectés au service de la » reine, puis les chambres des soldats ou gardes du corps, » entre lesquelles se répartissent de nombreux magasins rem- » plis de gommes, de résines, de graines, de fruits, de bois, » etc.. Bettziech-Beta affirme qu'au centre du nid il y a tou- » jours une grande salle qui sert de carrefour aux différents » passages et départements du nid ou de lieu de réunion pour » les assemblées populaires {meeting-hall). D'autres pensent » que cette salle joue un rôle dans la ventilation de l'établis- » sèment.
» Les cellules des neutres et des soldats chargés du service » et de la garde du couple royal, sont situées au dessus et au » dessous de l'appartement qu'il occupe. De même que les » chambres d'élevage et les magasins, elles communiquent » entre elles au moyen de passages et de galeries, qui abou- » tissent au centre commun dont il a été question. Cette salle » du milieu est entourée d'arches au ressaut hardi qui vont se » perdre dans les parois des chambres et galeries. Plusieurs » toits et plafonds l'abritent ainsi que les cellules voisines de » la pluie que des canaux souterrains en terre glaise de dix à » douze centimètres de diamètre font écouler. Enfin, sous l'en- » veloppe de terre glaise qui recouvre l'édifice entier, on re- » marque encore de larges i)assages ou plans inclinés à sur- » face unie qui communiquent avec les galeries intérieures et » s'élèvent d'en bas jusqu'aux points les plus élevés; selon