XIV PRÉFACE
De Blaiiiville a pensé que ce sens réside dans les antennes, petites cornes mobiles qui se trouvent au-devant de la tête. En effet, celles-ci, ainsi que le font les narines des grands animaux, reçoivent la première paire de nerfs qui sort du cerveau. Des expériences faites par Dugès tendent à démontrer que ce sont bien elles qui représentent Torganede l'olfaction. Après les avoir coupées sur des papillons et des mouches, il vit que ces insectes ne pouvaient plus aller ni à la recherche de leur nourriture ni à celle de leur famille.
Pour le sens de l'ouïe, nous sommes obligés de reconnaître que Toreille des insectes n'est pas connue anatomiquement, mais cependant on ne peut point douter de son existence, puisque beaucoup d'insectes produisent des bruits au moyen desquels ils s'appellent et se répondent.
Quant au toucher, il parait incontestable qu'il siège dans les antennes. Il suffit de voir un insecte sorti de son trou en explorer les environs avec ses antennes pour être convaincu de ce fait.
C'est à l'aide de ces organes que ces animaux semblent mesurer les corps, qu'ils tentent de les