‹ L'intelligence des animauxChapitre 7 sur 38 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

convives, qui finissent par l'achever sur l'arbre avant de toucher à la pêche voisine, quoique chaque matin ils aillent faire loin de là la sieste jusqu'au soir.

Mais c'est essentiellement dans la .classe des insectes et des insectes hyménoptères, c'est-à-dire à ailes membraneuses comme les fourmis et les abeillçs que nous trouvons de véritables preuves d'intelligence. Aussi ne commencerons-nous sérieusement notre étude qu'à partir de ces petits êtres dont la forme prend déjà un développemeni remarquable. Leur corps est symétrique et binaire, il se compose, dans le plus grand nombre des cas, d'une succession d'arlicles ou anneaux destinés à loger les viscères. En même temps que la forme est plus développée, le système nerveux l'est également davantage. Ils jouissent d'un cerveau, d'un collier œsophagien, d'une chaîne ganglionnaire placée au-dessous du canal intestinal. La vie animale et intellectuelle doit être plus élevée, puisqu'elle est plus riche de l'élément nerveux et sensible. Nous voyons, dans ces animaux, dit Réaumur, autant que dans aucun des aiUres, des procédés qui nous donnent du penchant à leur

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