‹ L'intelligence et la vieChapitre 11 sur 63 · J. Sully, p · texte numérisé non relu

J. Sully, p

moi1. «Ecoutez d'ailleurs ce raisonnement cT une petite lille de trois ans et demi. Ce n'est pas un syllogisme en forme, comme le précédent; mais il est plus curieux et suppose déjà une bonne petite dose de réflexion, l^lle se prit à demander qu'on lui mit une grande pierre sur la tète, parce que, disait-elle, son désir était de ne pas mourir. Et, comme on l'interrogeait pour savoir comment cela pourrait l'en empêcher, elle répondit avec assurance : « Parce que si j'ai une grosse pierre sur la tête, je ne grandirai pas; les personnes qui grandissent deviennent vieilles et meurent2 ».

Un petit Américain de quatre ans jouait, criait et sautait autour de sa vieille tante. « Mon ami, lui dit-elle, tu es si turbulent que je ne puis plus te supporter. — Rejette ton fardeau sur le Seigneur, lui répondit-il; et il te soulagera5. » Spirituelle réplique, à mon humble sens ; et il est probable que les commentateurs les plus habiles n'avaient jamais pensé qu'on put faire des préceptes de l'Écriture une semblable application.

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