Sully, loc. cit., p
;:. St. -Milles sais sur la Relig.} p. 17". Paris, 1884.
poser des questions de ce genre : a Pourquoi le mouvement des étoiles? Pourquoi les feuilles tombent-elles? A quoi peut servir le bruit du tonnerre? Le vent et la pluie, disait une petite fille, viennent et pénètrent partout, sans aucune considération pour maman et babba, rien que pour les ennuyer. » Un petit garçon de quatre ans demandait un jour à sa mère ce que faisaient les abeilles; puis, il ajouta : « A quoi est-ce qu'elles servent? » Gomme on lui répondait qu'elles faisaient du miel, il répliqua non sans à-propos : « Alors, est-ce qu'elles nous l'apportent à manger? » La pensée des enfants est tellement pénétrée de l'idée de fin que c'est par là le plus souvent qu'ils définissent les objets. A. Binet demandait un jour à un enfant ce que c'est qu'un chapeau : « Pour mettre sur la tête », lui fut-il répondu. On interrogeait un jour des enfants de cinq ans nouvellement entrés à l'école primaire. A cette question : « Qu'est-ce qu'un arbre? » ils répliquèrent tour à tour : « Pour faire soufller le vent; pour s'asseoir dessous »; ainsi de suite1. « Pour nous sont les