‹ L'intelligence et la vieChapitre 2 sur 63 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

L'enfant est naturellement curieux. Jeté dans ce monde sans savoir ni pourquoi ni comment, il se sent à la fois surpris et inquiet.

« Il ouvre généralement les yeux peu après sa naissance; et dès les premières heures, il parait se plaire à une lumière modérée. La troisième ou la quatrième semaine, il regarde avec une satisfaction visible les reflets du soleil, le feu, les objets clairs ou colorés » : 11 éprouve déjà, comme un Grec, la joie de a la lumière sacrée >•, cette fête des yeux. l'intelligeni e et I. \ VIE. 1

à contempler son rideau, sa main, w

du plafond. 11 y met un intérêt d autant ph^

vif que ses sensations sont renouvelées pa. Z variations de la lumière ou les changes de son propre point de vue, lorsque par exemple, ou déplaee la v01ture ou d est

T'enfant observe sans relâche. De plus comm son expérience ne lui suffit pas, c est Tilrrocateur intrépide. Il en est comme ruPeplilosophe dont parle Platon. «H ne

faitanartLniàsonpère, m à sa mère, ma aucun de ceux oui l'écouten, Il attaque non

fant, p. 1-2, F- Alcan, Paris, 1WK ^ pR£.

ter, Oie Seefe des Amdes, p , Underps,jch-

STANLf HA-. »- »;^Surg, Bonde, 1902, ; n. paedagogiA; (49, tiaû. »™* \Totes on the develop-

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meBi 0/-0 e/uW, 17, Beikeley i ^ Tra(J

ÉtuA» suri-enfance, p. 92-93 «. * J ^ ' BtnrsSES, A. Monod, F. Alcan, Pans, WW, la

Ces mêmes ouvrages etdauties sujet, seront consultés dans la suite.

seulement les hommes, mais en quelque sorte tous les êtres; et je réponds qu'il n'épargnerait aucun barbare, s'il pouvait se procurer un truchement. » « Où va la soupe que nous mangeons? » « Est-ce que la cervelle mangée devient de la cervelle? » (48e in.). « Qu'est-ce qui l'ait filer les étoiles? » « Pourquoi elles ne sont pas à la mémo distance? m « Pourquoi elles ne sont pas de la môme couleur? » (56e m.). « Qui a fait les plantes? » (58e m.). « Gomment Dieu fait les enfants? » « Quand on est mort, on repousse? » (64e m.). « Qu'estce que l'air et l'espace? » « Gomment font les ileurs pour penser ? » t< Maman, quand lu étais bébé, comment faisais-tu? — J'avais ma maman. — Et s'il n'y avait qu'un bébé, comment ferait-il, puisqu'il ne pourrait ni remuer ni manger (55e m.)? » Enfin, « y a-t-il eu un premier bébé? » Autant de questions1, et parfois très embarrassantes, que l'on surprend sur les lèvres de l'enfant; et le terrible enquêteur est souvent assez avisé pour sentir l'insuffisance des réponses qu'on lui donne : elles le laissent un peu rêveur.

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