J. Sully, loc. cit., p
l'air assez haut pour qu'elle pût voir le veut. Dans cette dernière anecdote, l'enfant est amené du fait de sentir et de résister à l'idée qu'elle pourrait voir.
« Un garçon américain de dix ans, qui avait eu un très petit professeur assez désagréable et dont le maître préféré était de haute taille, aborda un nouveau professeur en disant : « Je crains que vous ne soyez un professeur assez désagréable? — Pourquoi? Suis-je donc désagréable? — Non, répondit l'enfant, mais vous êtes si petit1! » Le fait d'avoir une petite taille s'était associé, dans la pensée du jeune Yankee, avec celui d'être un peu méchant. En conséquence, il concluait à la présence du second partout où l'observation lui révélait l'existence du premier.
L'enfant ne tarde pas à diminuer le nombre de ces sortes d'inférences. A mesure qu'il grandit, son esprit se développe : il apprend à discerner les différences qui se dissimulent sous les ressemblances, et s'aperçoit de plus en plus que sa logique est trop hâtive. Par exemple, il en vient très vite à se rendre