L: à &# trop jeune encore, vois-tu, pour mn
—0b #'ce cas, gardes vos secrets, mon-
sieur a Berthe, dont un sanglot fit trambqer volx
“n'y at tenir, et lui prenant une main sans contrainte comme sans EU
Eh 1 Je t'aime, Berthe!
Et c'ést pour ça que tu es si triste ?
Ouf, car Îl m'arrive souvent de penser que
tu 8à aimiôras un autre auquel tu te maricras
un jour. |
—Mais no ai-je pas promis d’être ta petite
fe ?
Er À ‘soupira plus fort que jamais. Et cote Berthe inclinait vers lui sa tête en “souriant au milieu de ses larmes, le vilain garçon, abusant de sa force et de l'occasion, eulaça de son bras le cou de l'enfant.
Leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser pur comm; celui des anges,
Quand ils revinrent à la ville, Berthe était rêvouse à son tour ; et le soir, elle s’endormait en murmurant le nom de Raoul,
Ootte dernière scène, en se déroulant devant notre héroïne, lui firent verser de nouveaux pleurs.
Car, depuis lors, ils avaient continué de s'aimer, Et Raoul de Buaulac, qui était maintenant un brillant oflicier, passait, non sans raison, pour l’heureux fiancé de Mile de Rochebrune.
Mon Dieut s'écria-t-elle en revenant à elle-même, Raoul saura-t-il ce que je suis devenua? Et s’il fait des recherches, pensera-t-il à les pousser jusqu'ici? Guidez-le vers moi, Seigneur, afin qu'il me sauve, lorsqu'il en est euvore temps |
Ces dernières pensées ayant ramené vers élle le cours de ses idées tristés, elle en vint à passer en rovue Les malheurs qui étaient venus fondre sur elie dans l’automne de mil sept cent cinquante-cinq.
Elle se rappela son père revenant blessé, après la batafile de la Monongnhéla, et le saisissement qu'en avait éprouvé la vieille Marie qui, de surprise, tomba en paralysie et mourut trois semaines plus tard.
Car en ces houreüx temps, les serviteurs âimaient souvent leurs maîtres à l'égal de leurs parents.
Puis le sombre tableau de leur misère subséquente se dressn devant elle dans tonte son horreur, Elle s'y revit mourante de faim près du cadavre de son père tombé d'épuisement sur le seuil du palais de l'int-ndant.
—{t ce même homme, qui a contribué en quelque sorte à la mort de mon père, me tient maintenant en son pouvoir ! se dit-elle en essuyant soudain ses larmes d'une main ferme, Ah! plutôt mille morts que rester ici |
Elle ouvrit la fenêtre et se pencha comme pour se précipiter à l'extérieur.
Mais un éclair de réflexion la retint.
Trois pas la rapprochèrent du lit, dont elle CR tiror à soi lee draps de fine toile,
Par des nœuds bien serrés, elle en réunit trois bout à bout et revint vers la fenêtre,
Un rapide coup d'œil jeté au dehors l’assura qu'il n’y avait personne au proche,
En prôtant l'oreille, elle n’entendit que le coassement des nouilles, dont le chant monotone s'élevait d'un étang formé par le cours du ruisseau, et que le murmure de la brise à travers les feuilles,
Après avoir eu soin de retenir l'autre extrémité dans sa main, clle lança par la fenêtre l’un des bouts de ces draps réunis.
La toile glissa du haut en bas de la muraille comme un long fantôme blanc.
Berthe ne put retenir une légère exclamation de joie en voyant qu'elle touchait le sol au pied de la tourelle,
Cette espèce d'échelle l'aiderait à s'enfuir,
Elle était en frais d’attacher à une espagnolotte de la croisée le bout du drap qu'elle avait retenu, lorsqu'elle entendit un bruit de pas qui fa:saient craquer le petit escalier de la tour,
Une sueur froide passa sur ses membres avec un tremblement nerveux, ot eile resta sans remuer en prêtant l'oreille,
Qu'elle fit encore un nœud, ét elle était sau-
vée.
Mais l'émotion agitait tellement ses mains qu’elle ne put l'achever. +f
Les verrous de la porte firent entendre un aigre grincement entre les crampons de fer, et l'on frappa du doigt à l'extérieur,
Un homme entra.
C'était Bigot.
Ses regards se portèrent d'abord sur le lit, dont le désordre le frappa d'autant plus qu'il ne voyait pas celle qu'il y penssit trouver.
I] jeta ensuite un vif coup d'œil autour de la chambre.
Rien.
. Car les rideaux l'empêchaient d'apercevoir Berthe qui grelottait de peur en arrière de ce frèle rempart. ‘
—Par Satan! cria Bigot, se serait-elle donc enfuie ! Je gage que ce maudit Sournois aura négligé de fermer les grilles de fer qui condamnent à volonté les fenêtres. Gare au pendard si la filette s’est sauvée par là!
Il se rapprochait de la croisée dans l’embrasure de laquelle se tenait MHe de Rochebrune, lorsque celle-ci écarta le rideau d'une main et s'écria :
—Si vous faites un seul pas vers moi, Monsieut, je me jette en bas de cette tour, et vous ne m'aurez que mortel
L'intendant s'arrêta stupéfait et grommels :
— Ce maraud de Sournois avait en effet oublié les grilles! Il me paiera cela demain !
S'adressant ensuite à Berthe : )
—Mais, ma belle enfant, je ne vous veux point de mal. Au contraire, Allons, ca un peu, et consentes à m'écouter. :
Mademoiselle Courcy de Rc“.ebrune n'a
rien à entendre de M. Bi s'écria Berthe
d'uné voix ferme et remplie
n su ‘dédain: è dr
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… @râce aux magiques effets du clair obscur, une
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BERTHE. mn
En face de l'insulte, le patricien des Rochebrune se révoltait en elle et dominait de toute sa force l'ébranlement nerveux qui l'avait un instant saisie.
Tant que le danger s'était montré vague et à demi caché sous un voile de aystère qui en rendait les approches encore plus redoutables aux yeux de Berthe, la jeune fille avait eu peur. Mais maintenant que le péril se dessinait plus net à ses yeux, la filla des barons de Rochebrune sentait renaître #° n courage avec son indignation, à la seule pr vision d'une insulte; chose à laquelle les femmes nobles ne sont pas habituées,.
—Rochebrune ,,,... Rochebrune..,,., je connais pourtant ce nom, murmura Bigot qui n'osait avancer d'un pas.
—0Oh! oui, monsieur l'intendant, vous le devez fort bien connaître, et si vous avez oublié les horribles circonstances qui s’y rattachent, quelques mots sufliront pour rafraichir votre mémoire en éveillant vos remords,
“ Vous souvenez-vous de ce vieillard qui vous apparut, il y aquatre ans, au milieu d’une brillante réunion et vous jeta sa malédiction d'honnête homme à la face ? Blanchi par les fatignes de la guerre aussi bien que par l’âge, blessé au service de la patrie, le noble invalide pouvait compter, n'est-ce pas, sur la demisolde que la bonté des rois de France a su
Jongtemps assurer à nos braves, qu’on la lui accorda d’abord. Mais ‘he se font pas plus de scrupule role fio du pauvre que les demiers du roi, ne tardèrent pas à lui en refuser le paie-
avait cing jours qu'il n'avait
de. Sa fille, enfant de treize ans, que l’on trouva gelée à moitié sur le cadavre, devina par la suite à quel prix cet homme sublime avrit pu conserver la vie de son enfant. \
u Ce vieillard, c'était mon pête, M. de Rochebrane.”
Ces paroles, prononcées d'une voix forte a$ fière, vibrèrent vigoureusement aux oreilles de Bigot,
Elle était belle ainsi, la noble demoiselle ; belle de sa juste colère, de son courage et de ses dix-sept ans.
Le pur profil grec de son visage pâli, par Vémotion, se détachait du ciel bleu comme la blanche figurine des camées antiques.
Le feu de la colère brûlait la prunelle de son œil noir. On aurait dit comme le rayonnement d'une de ces étoiles qui scintillaient au-dessus de sa tête dans l’azur du firmament.
Sa main gauche s'appuyait sur le cadre de la fenêtre et sa. droite étendue menaçait
Bigot.
Ainsi placée dans l’embrasure de la croisée où se jouaient, d’un côté la lumière diapbhane 4e la. et de l’autre la faible lueur de la “ont a flamme dorraait dans l'enfon-
de la chambre, la jeune fille semblait,
PTE ANA tag
blanche fée jetant un maléfice aux hommes avant de remonter au ciel, * Les souvenirs que Mlle de Roche Lu uns de réveiller avaient profondément got. (4 Plusieurs fois sa main sur front comme pour en chasser Les nibles. n la rude apostrophe de Berthe yÿ ore |
— Oh! ce vieillard! ..., ent 2 ÜI je me le rappelle!,,,,11 estsouvént! pe mes NtAar re px
u Le jour, je le revois. ,tel qu'il m'a | le soir où son mauvais génie Tentratan vérs ma demeure ....Je l’entends mo menscer,,,.
Ses funestes prédictions retentissent encore à mon oreille, ....et parfois j'en Huis tont effrayé....La nuit, son souvenir 14 harcelle jusque dans mes rêves..,.Penché sur mon chevet,..,,son spectre revient pour mé mandire encore. ...ÆEt c'est sa fille!....0 fatalité!
Un instant, il reporta sur Berthe son regnrd qu'il n'avait pu s'empêcher de baisser devant le grand air et le ton impérieux de la fillé du dernier baron de Rochebrune,
La noble attitude de Berthe, mêlée au souvenir du père, acheva de le décontenancer.
Pâle, énervé, inquiet, il rétrograda vers la porte et sortit.
—Merci, mon Dieu! Vous m'avez sauvée !
s'écria Berthe. Maintenant, donnes-mot la force de fuir. Mais où aller? Si je ne me trompe pas, je dois être ici à Besumanoir, Ce bois silencieux, le chemin que precaient l'intendant et sa suite, lorsque je les ai renpasse tout me l'indique. Que je puisse seuement trouver l'avenue et e le chemin de Charlesbourg. Une fois là, pa tr bien secours et protection. Mais passer seule, ls nuit, dans ce grand bois !.…
Cette idée la fit tressaillir,
Néanmoins, elle acheva de lier le drap à Yespagnolette, et le saisit résolument Ben laisser glisser jusqu'à terre, lorsqu'üh bruit de ferrailles qui criaient sur des gonds rouillés lui fit jeter les yeux du côté du mur.
Une lourde grille pivota de gauche. à droite à l’extérieur, sur l'an des c d la fenêtre,
Berthe étendit instinctivement ses deux mains pour la repousser. |
Mais, mu par un ressort secreb êt puissant, le treillis de fer continua son inflexible mouvement de rotation.
Les doigts délicats de la jetne fille craquè. rent à se rompre dans cette lutte fmpuissante de la beauté frèle contre la brutale matière,
Sur l’un des barreaux, une petite rs a»
aiguë comme la griffe d’un chat, déchira le fin tissu de sa main blanche d'où jaillit du
sang, Et lentement, lentement, mais avéc cette
force irrésistible du rouage d’une puissante
machine, le grillage acheva son évolution et
ge it bermétiquement aux rebords de croisée,
scellés dans la pierre, be Elle courut à l'autre fenêtre et n'y arrivaque
m nb
pour entendre le dernier craquement du ressort qui mordait le bord d’un semblable treillis de sa dent d'acier.
Bondissant vers la porte, elle voulut l'ouvrir, mais la main de fer des verrous s’y opposait aussi.
Un nuage de sang voila les yeux de Berthe, qui s'affaissa sur le parquet de la chambre.
Au raème instant, les pas de l’intendant résonnèrent au-dessous sur le plancher de l’appartement du rez-de-chaussée où il couchait,
rkut tuginieux mécanisme me coûte assez cher, groramela Bigot; mais je ne m'en repens pas. Allons! la cage est solide, et l’oiéau ne pouvant s'envoler, j'aurai tout le temps tte la réflexion, pour savoir ce qu'il me reste à faire.
À cinq heures du matin, le lendemain, l'intendant fut éveillé en sursaut, par plusieurs coups que l’on frappait à sa porte,
—Qui va 11? demanda-t-il.
—Votre humble valet, répondit la voix glapissante de Sournois.
—Que me veux-tu, maronfile ?
Vous remettre un message très-pressé que vous envoie M. le Gouverneur.
—('était, pardieu! bien la peine de m'éveiller si tôt!
Et, tout en passant sa robe de chambre, Bigot gronda comme un dogue à qui l’on arrache un 08.
Puis, il alla ouvrir et prit, en grommelant, des mains du porteur, une leitre sceliée aux armes du marquis de Vaudreuil.
Tandis qu'il en rompait le cachet et la parvourait à la hâte, Sournois entra dans la chambre de son maitre,
“ Monsieur l’'Intendant,” écrivait le gouverneur, ‘ nous venons d'apprendre par un courrier spécial que la flotte anglaise a fait hier son apparition à l'ile aux Coudres. (1)
4 Comme l'ennemi sera devant Québec dans an jour ou deux, nous avons un grand besoin de vous. Venez vite,
&“ Votre tout dévoué, 4 VAUDREUIL.”
Non! mais il faut que tous les diables d'enfer soient acharnés contre moi! cria Bigot qui froissa la lettre avec rage et la jeta dans un coiu de la chambre, Manquer une partie de chasse quime promettait des émotions ; et par uue si belle journée | ajouta-t-il en lancant un regard sombre au brillant soleil dont les rayons, répercutés par l’eau limpide contenue dans ie bassin d'un lave-mains d'acajou, dansaient follement sûr la muraille.
Sa colère avait besoin de se détourner contre quelqu'un, Sournois étant à sa portée, ce fut sur lui qu'elle tomba.
—Et toi, double brute! continua l’intendant sur un ton de plus en plus élevé, tu m'as fait hier de belle besogne !
—Comment donc, monsieur ? répondit Sournois, qui tâcha de se faire le plus rampant
(1) “ Le qe de la flotte anglaise arriva à l’île aux # Coudres te vingt-trois juin ; plusieurs des officiers
“y débarquèrent, et quelques-uns s'étant éloignés # pour faire la ch prie pur lo sieur “ques milices et sauva # mis &n embuscade.” M. FERLAND,
so, trois d’entre eux furent an
srivières, qui, à la tête de qnel-
a mani s’y était vol. p. 572
possible, afin que l'orage, qu'il sentait venir, glissât sur sa souple échine,
Mais il était écrit qu'il ne pourrait point l'éviter.
—Comment! comment! s’écria Bigot qui, rouge de fureur, se rapprocha de Sournois. Tu étais donc gris, ivrogne, puisque tu n'as point songé à refermer les grilles de la chambre, ainsi que je t'ai dit de le faire chaque fois que...
—Pardon...., monsieur l’intendant, interrompit Sournois ; je n'avais rien pris.... de l'après-midi ...., n’en déplaise à monsieur. .., Ce n’est qu'un oubli assez pardonnable...., puisqu'il n’y a que Mme Péan qui soit venue depuis un assez long temps.... Voilà pourquoi je ne pensais plus.... à ces damnées grilles qui étaient restées ouvertes,,.., Car avec madame.,,., monsieur sait bien qu'il n’en est pas besoin,
—Tiens! insolent! imbécile! s’écria Bigot qui, de sa main fermée, frappa le valet en plein visage.
Le coup porta sur le nez bourgeonné de Sournois, dont la trogne se couvrit sondain de sang.
C'était la première fois que l’intendant s’emportait ainsi contre son valet de chambre.
Aussi était-il, ce matin-là, d'une humeur massacrante. Repoussé la veille, et sans gloire aucune, dans sa tentative amoureuse, privé du plaisir de sa partie de chasse, dame! il y avait bien là matière à exaspérer même un homme moins habitué que le fastue Bigot à tout voir se plier à ses capriceg "1
Sournois, étourdi, aveuglé, #8 mur; puis revenant un pen #80i;:tAcha d’étancher le sang qui coula:t à flots" de son vilain mufle,
—Va te laver, lui dit le maître d'in ton ra-
douci. Ensuite, tu éveillerag @e8 messieurs pour leur dire qu'il sus faut # .immédiatement, Tien, ajouta-täl en If jetant quelques louis ur qui se trouvaient sur sa
table de nuit, : vici des compresses qui gnériront ta blessure. Fais vite et reviens m'aider à m'habiller.
Mais Sournois, qui aurait vendu mille fois son âme pour autant de pièces d'or, ne prit point celles que lui tendait son maître ; et il sortit sans dire un mot, mais avec la rage au cœur,
—Tiens! se dit Bigot, maître Sournois 8erait-il susceptible! Les prétentions qu’'aflichent maintenant en France messieurs de la petite bourgeoisie, vont-elles gagner aussi jusqu’à nos valets? Ab! parbleu! je ne m'attendais pas à celle-là!
A peine Sournois eut-il refermé la porte, qu'il menaça du poing celui qu'il y avait à l'intérieur.
—Ah! c'est ainsi, monsieur l'intendant, que vous récompensez quinze ans de services | grogna-t-il en branlant sa laide tête, renduëe plus repoussante encore par le sang qui la maculait. Bien que je ne sois qu'un serviteur, monsieur Bigot, je vous apprendrai bientôt que ce n'est pas un titre à m’honorer dé vos soufflets! Je me vangerai, oui, foi de Sd: ravis, et avant longtemps ! r
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Une heure plus tard, Bigot et ses amis étaient réunis devant le château,
Le soleil du matin dardait ses flèches d’or à travers les feuilles des arbres qui ombrageaient la pelouse ; et la rosée, rendue étincelante par les feux du jour, émaillait Fherbe et les fleurs du parterre comme d’une myriade de diamants : tandis que les oiseaux agaçaient les échos du bois voisin, ou répondaient au rire strident des écureuils qui se jouaient dans les ramures. :
—Per Nemrod et St. Hubert! ces deux immortels chasseurs, pensa Deschenaux à haute voix, quel dommage de perdre une aussi belle journée !
Bigot qui l’entendit :
—Rappelez-vous, mon cher Deschenaux, dit-il, les instructions que je vous a données à tous hier soir. A partir d'aujourd'hui, nous devons être des plns empressés à montrer notre dévouement au service de notre bon roi que Dieu protége..., ainsi que Mme de Pompadour.
—Ainsi soit-il, répliqua le goguenard Deschenaux,
L'intendant allait donner le signal du départ, et déjà même il reudait la main à son cheval, quand il avisa son valet de chambre qui se préparait à le suivre.
—Ici, Sournois, dit-il.
Le valet s’approcha,
—J'ai oublié de te dire qu'il faut que tu restes auüichâteau. La petite ne saurait se
1 à er, et il n’y a que toi qui puis-
viendras me donnèr de ses nouvelles. Allons, messieurs, en route!
Et faisant tourner sa monture, dont il piqua les nobles flancs avec la raolette de ses éperong Abls lança au grand trot entre les arbres avenue.
Les autres suivirent à la file.
Sournois le regarda partir, et lorsque le son des derniers pas de la cavalcade se fut éteint dans les méandres du bois, un hideux sourire découvrit les dents jaunes d".valet qui laissèrent siffler ces mots :
—À demain, monsieur l'intendané|