CHAPITRE VI
La Réception des Princesses.
I. - Le Passage dune Princesse. II. Les Préparatifs. — III. La Question des Dépenses. IV. Le Voyage
de la Dauphine. V. Le Voyage des Infantes.
/. — Le Passage d'une Princesse.
A peine Tourny avait-il séjourné quelques mois à Bordeaux que -mii zèle pour le monarque se trouva mis à l'épreuve.
On se souvient qu'en 1725 le duc de Bourbon avail renvoyé à ses parents la petite infante Marie-Victoire. En 1744, la Cour de France répara l'injure faite ;'i la Cour d'Espagne en appelant l'infante Marie-Thérèse-Antoinette à devenir réponse «lu dauphin. L'on se préoccupail de hûler ce mariage, en raison de la mauvaise santé «lu dauphin et du roi. La future dauphine devait suivre le même chemin que sa sœur, qui était passée par Bordeaux, du temps de l'intendanl Boucher.
Le passage d'une princesse, l'événemenl était grave pour un intendant. ■■ La maudile besogne «pie de- passages, écrivait un
r certain collègue de rourny. Je snuliaito bien sincèrement n'avoir à m'en mêler de m<-» jours \ replions solen
nelles, I "ii jounil ->>n avenir et la faveur du roi. Si l'on gagnail, attirer sur soi l'allcnlion du monarque, l'on
ssurail sa bienveillance pour un avancement prochain. Touni) -.■ persuada qu'il deva i la partie, fui stimulé,
.1 la pensée même des obstacles qu'il allait avoir à surmonter I si quand des princes passaient que luvraienl toutes les
lares de la province ■•! ii>n> le-- défauts de l'intendant chargé de
Iministrer Les r »ules n'élaienl jamais ;i^iv bonnes; les de vivres n'étaient jama abondantes. L'intendant paraissait
.ni dessous de sa lâche -i h-^ préparatifs n élaienl pas parfaits, si la nu- ne n'était \>-->- séduisante, si l'accueil du public n'était
pas chaleureux Le Pouvoir central était même assez dispos rendre le malheureux intendant responsable des intempéries qui pouvaient retarder les voyageurs. Le prédécesseur de Tournj n ,i\ ail pas eu .1 se féliciter il<-^ passages ■!-• l'infante; une prcni lui^. les chemins s'étaient trouvés si mauvais que le cortège avait dit passer sur des pierres '•! sur des fascines '. 1 ne seconde fois, l'ordre avait été troublé par une malencontreuse querelle entre le S rviee de la Bouche '-I les Jurais de Bordeaux, chacun ayant voulu servir le repas de l'infante; enfin, Il était arrivé qu'une tempête déchatnée sur la Gironde avait englouti j > 1 1 1 — d'une cen
Lu le barques amenées | r le passage du cortège, \ compris
la chaloupe de la prii
. Le marquis lit l'impossible pour évil< ces malheurs et
pour mettre toutes les chances de ^<ui •
//. — La Préparatifs.
Tournj se préoccupa d'abord de connaître la date du vovage : le '.' novembre 1711. il fui fixé De premières instructions lui par vinrent alors concernant la composition du détachement de la