‹ L'intendant TournyChapitre 123 sur 198 · IV. — Les Querelles communales et la Paix de l'Intendant · texte numérisé non relu

IV. — Les Querelles communales et la Paix de l'Intendant

L'œuvre de régénération des communes fut rendue possible quand Tourny eut apaisé les vaines querelles dont elles mouraient.

I. Voira ce sujet et a titre d'exemple, Bergerac, Les jumelés de la ville, extrait des registres de ihotel-de-ville, par G. Charrier. Bergerac, 1903, t. XII.

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\ oici, par exemple, 1 une de i es graves a (Ta ires qui risquaient de troubler la paix des villes II s'agit, dans l'csprcr, du timbre

de I borloge de l'hôtel de ville de Lil 'ne i ■• timbre devait être

fondu, avec les noms de lous les maire, jurais, procureur syndic, trésorier, secrétaire alors en exercice Le fondeur comme) le crime d'omettre un nom Ce n'étail qu'uu oubli ; mais ou entend encore les protestations véhémentes de l'avocal Elie Séraflbn, pre mier jurai, qui ne voil pas son nom sur le timbre Le rondeur propose de le graver au burin. Séraflbn refuse. L'affaire va

jusqu'à l'intendant, en la justice duquel loutc la co mnaulé

a conûance '.

r/ourn) '-a profita pour donner aux magistrats de Libourne la leçon de modestie qu'ils méritaient : « Il j a moins de droits que de vanité, leur écrivait-il, dans l'usage de I inscription des noms des officiers municipaux en semblable occasion. ■• Dans l'ordonnance qui était jointe à sa lettre, il s'arrêtait au parti suivant : l'horloge el le timbre seraient mis en place le plus tôt possible . le nom omis par le rondeur} serait gravé au burin >< en caractères lisibles el ineffaçables • Si Elie Séraflbn continuait à protester, il aurait ■< si chargei en son propre el privé nom de lous les frais d'un nouveau timbre el autres quelconques qu occasionnerait le changement, ce qu'il sera lenu d'opter irrévocablement dans les 2 I heures de la connaissance qu'il aura de la présente ordonnance

Voilà qui est jugé el bien jugé. D'autres fois, ["ourny, ins

sûr de son fait, -•■ montre plus circonspect encore. A Damazan, le maire el les consuls sont en désaccord au sujel de sommes perçues sur le prix du bail 'l>' la ferme des boucheries I. intendant, saisi de l'affaire, écrit à celui de ses subdélégués qui ;i Damazan dans son ressort ■■ I es contestations Monsieur, d'entre le Maire el les consuls de Damazan ne sont pas toutes à l'avantage du Maire el je trouve môme que les Consuls n'ont que médiocrement tort: Il serait doncà souhaiter que vous puissiez lesconcilier, plutôt que de soumet- Ire ces sonteslalionsàune décision rigoureuse. Je vous envoie les re quêtes respectives des uns el des autres. Pour en débrouiller le con tenu, il me parait nécessaire que vous fassiez un extrait à mi-marge

l \ C Libourne BB 26 27 juin {'.•» délibération de jurade.

\ > . Libourni lin 1750, réponse de rour») consign lane

ération de jurade

296 l'iMKMiWi ni-: BORDEAUX

de tous les objets de demande du maire, un autre pareil extrait des réponses des consuls, el que d'après l'examen des uns el des autres vous mettiez votre avis à la marge de chaque article. ' »

Quand les litiges se compliquent, el que les parties en cause se re fu seul obstinément à la conciliation, l'intendant la leur impose en leur refusant l'autorisation de plaider, de par le contrôle qu'il exerce sur leurs finances. Les communes y perdent leur indépendance, mais elles s'assurent en échange le concours du commissaire départi. Ce concours leur est précieux, quand elles sont aux prises avec îles partenaires redoutables, tels (pie les seigneurs engagisles, les Cours souveraines ou les commandants de troupes. Celte alliance l'ait gagner aux communes « la Paix de l'intendant. »

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