‹ L'intendant TournyChapitre 139 sur 198 · A. N., O1 506,29 niai 1714. dépèche à Tourny · texte numérisé non relu

A. N., O1 506,29 niai 1714. dépèche à Tourny

7. Le-; Hollandais étaient ensevelis à coté du chemin public ou dans le rossé de ville. En creusant les fondations d'une maison, on avait déterré des cadavres. L'ambassadeur de Hollande adressa sur ce fait un mémoire au marquis de Puisieux. Saint-Florentin transmit les plaintes à Tourny : il invita l'intendant à choisir un terrain, en dehors de la ville, pour y pratiquer ces inhumations. Cf. dépèches ministérielles à Tourny du 8 mai 1 77> I . A. N., (»' 447, — et A. D., Gir., C 18. Le fait est rapporté dans .lobez. Lu France sous Louis XV, t. IV, p. 365.

s. \. N , O' 417, 8 mai 1751, dépêche à Tourny.

9. Le Pouvoir central transmit à Tourny la proposition de l'évêque, avec un mémoire qui tend à donnei la tutelle à un parent catholique A. N,. <)' ju7. 10 no vembre 1746, dépèche à Tourny.

contraventions L'intendant devra encon bien se prémuuir

contre le projel i|u'oul trop souvenl les nouveaux convertis de sortir du royaume1' ri ne saurait se départir d'une défiance abso lue 'I des religionnaires : sa I iu nf de conduite esl toute

tracée L'inlérél de la Religion, lui écril Sainl Florentin, se réunit a celui de l'Ëtat, pour ôter aux religionnaires les appuis qu'ils chercbenl •< se faire pai des voies indin • l( - el on u \ peul parvenir qu'en ne négligeant sur cela aucun avis, quand même les objets seraient manifestement lm..--i-

Dans ces conditions, bien peu de liberté restait ;i l'intendant. Les causes dont il devait connaître étaient déjà toutes jugéi On se demande comment il put, dans quelques lisculer les

• parfois imprudentes du Pouvoir central

\ l'égard des religù aires, Tournj respecta, semble-t-il, la

l r;t • I i l î • > 1 1 de Poiilcbarlrain. Le chancelier du dernier rès ..ni

partagé dans son i • ■ 1 1 1 1 1 — l'opinion du marquis de Pomponne, du maréchal de Câlinai, de Pénelon, de Racine el de \ auban. Sans se faire comme Montesquieu l'apôtre de la tolérance '. l'intendant de Bordeaux pensait lui aussi, avec le marquis d'Argenson el avec le chancelier d'Aguesseau, que, sans rétablir l'Édil de Nantes, le roi «-I ses :i^--iiU pouvaient apporter quelque tempérament à I exécution des ordonnances

l'.ir respect pour l'ordre établi, Tournj invite les consuls el les jurais à porter le dais aux processions, ;'i assister aux offices reli gieux, ;'■ donner le l>i>n exemple dans le service de Dieu, comme dans le service du Roi1 En application des principes admis, il

I \ \ ii 07, 25 févriei I7i7 dépèche à linnin Dans le même sens, la dépé che .i I .mu ■■ \ du :n juillel 1746, A N 0 507. ■ \ \ " ©7 i ...ni 1746, • rourny.

\ \ - septembre 1748, dépêche .. 1 • un

i l ■ ml it.- ii. •• le Montesquieu s'exi rdeaui el sur la Guienne sulanl

que celle de Voltaire pul ae faire senlii à Paris Voilà pourquoi i - citons Mon

|uieu de préférence Montesquieu « 1 1 1 forinellenienl Lorsque les lois d'un I lai ■ • ii t '-ru devoii Bouffrii plusii ms, il faul qu elles les obligent sus

se tolérer entre elles • / . re \\\. chap. IN Il ditencore au cha

!•! t r«- suivant du même livre Quand "ii esl maître de recevoir dans un l tal une nouvelle religion, ou de ne la pas recevoir, il ne faul pas l> établir: quand elle

lie, il faut la i"l i

p 191 — el \i maml Bretle, / u / rance nu n i iviii" ni • te. introduction, p xxxi. 6 Minute lell - novembre 171 1 \ ;

330 I 'iNTËNDAN l DE BORDE \i \

écarte les religionnaires des places de consuls ei de subdélégués ' : il les exclul même des assemblées chargées d'élire les corps de ville, parce qu' « il io)porte au bien du ser> ice du Roi el à la tranquillité publique qu'il y ail à la lête de ladite Communauté des sujets capables de maintenir le hou ordre '-'. *

Ses procédés sonl différents, pour peu que le Service du roi ne souffre poinl des concessions qui peuvenl être laites aux nouveaux convertis. Par espril de «charité3», l'intendant ne saurai! leur refuser sa paternelle bienveillance. La violence les ramène moins peut-être que ne ferail la douceur. Aussi lui arrive-t-il de leur faire grâce, pour peu qu'ils témoignent de quelque repentir '. Il ne les condamne pas sur le simple témoignage de leurs dénonciateurs ■: il poursuit l'enquête lui-même, il aime appeler les inculpés par devant lui, dans l'espoir de les convaincre par de bonnes raisons1'. 11 donne satisfaction aux nouveaux convertis quand il peut ; il ne voudrai! pas les traiter plus mal que ses autres administrés. Il arriva que son équité tit scandale. En décembre 1757, le subdélégué de Sainte-Foy écrira à son (ils: « Si l'on a ci-devant assujetti les catholiques conjointement avec les protestants à la fourniture des casernes, c'est parce ipie Monsieur

1. Ne pas accomplir ses devoirs de catholique, quand on exerce une charité « est nnii seulement d'un mauvais exemple, mais encore se trouve contraire aux dispositions des ordonnances qui ne permettent point que les sens de la M. P. R. soient revêtus d'aucune charge. En conséquence, Tourny propose la destitution du premier consul de Pellegrue. cette mesure lui « paraissant autant île l'intérêt de la Religion que du bien du service. » A. I).. Liir.. C 721, 23 tévrier 1717, lettre de l'intendant a M. de Baudrj . Pour la même raison, il casse l'élection du sieur Petan. choisi comme troisième consul à Tonneins-dessous, A. I>., Gir.. C 733, 1" octobre 1750, ordonnance de Tourny.

'.'. A. D., Gir., <: 731, 2 septembre 17r>r., lettre de Tourny.

3. Tourny prononce ce mot à propos d'une grâce qu'il accorde, A. II.. Gir., C3773 19 septembre 17ir.. lettre de Tourny.

1. M. BlaqUières, de Clairac, a bien voulu nous communiquer une lettre autographe de Tourny. adressée au sieur Reynal, bourgeois de Clairac, el ainsi conçue : " Sa Majesté a bien voulu, Monsieur, sur mes représentations, taire expédier les ordres nécessaires pour votre liberté. Je vous les envoie ci-joints: mais, j'ai à vous prévenir que s'il vous arrivait de retomber en contravention en assistant de nouveau aux assemblées des Religionnaires ou autrement, vous seriez châtié beaucoup plus sévèrement .le suis, Monsieur, entièrement à vous. De Tourny. •

T> Ainsi, pour un cas d'héritage, dans une enquête ordonnée par d'Argenson, A. 1).. Gir., <'■ 3429. compte-rendu de Tournj .

6. L'intendant en est loué par Saint-Florentin qui lui écrit: «Vous avez bien sagement fait de mander le nommé Lavergne, pour lui remontrer ses devoirs et rengagera faire réhabiliter son mariage », A. N . 0 ' 506, S janvier 17-T>.

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