‹ L'intendant TournyChapitre 160 sur 198 · etc. . etc · texte numérisé non relu

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ministre, est -ce que la personnalité de Tourny pourrait se contenir? L'intendant émancipé suivrait-il volontiers la politique de Vlachault? On en pouvait douter, d'aulanl plus i|ue Machaull n'avait sur le marquis ni le bénéfice île l'âge, ni celui de l'ancienneté, à supposer qu'il eût celui du prestige >-l du talent.

//. — La Politique de Machault.

La politique qu'adopta Machaull lui fut dictée par les circonstances. Lllc avait à remplir les conditions auxquelles Philibert Orry n'avait pas cru devoir souscrire, el où le public voyait, comme l'écrit Madame de Grancey, la menace de son malheur l.

Orry s'élait obstiné à manquer de complaisance à l'égard des frères Paris, protégés de Madame de Pompadour, quand ils lui avaient demandé de signer des marchés très importants pour la fourniture des armées. Les frères Paris auraient dit alors « qu'ils ne se mêleraient plus d'aucune affaire tant qu'ils auraient à traiter avec M. Orry '-'. »

Kn second lieu, le contrôleur général avait commis l'imprudence insigne de souhaiter ouvertement la tin de la guerre, à un moment où le roi se proposait de la conduire lui-même triomphalement Philibert Orry voyait venir le jour prochain où les impositions ne pourraient plus suffire aux dépenses, et il jugeait opportun de limiter ces dépenses, dans la certitude où il était de ne pas pouvoir assurer un plus fort rendement de l'impôt.

Machault, qui avaitaccepté sa succession après avoir longuement hésité, ne pouvait s'empêcher ni de donner satisfaction aux grands financiers, pour mettre les frères Paris de son côté, ni de fournir au roi les ressources nécessaires à la conduite d'une guerre qu'il faisait sienne.

A cela près, le nouveau contrôleur général semblait vouloir rester dans la tradition. Telle fut sans doute son intention, puisqu'il conserva la maison de son prédécesseur, et tel 'fut aussi le dessein du roi, puisqu'au lieu de renvoyer Orry brutalement, il fit tout ce qu'il put pour adoucir sa disgrâce, allant même jusqu'à lui dire

1. Sur ces conditions, ce semt. celle fois, les mémoires qui nous renseignent. '^.Propos rapporté par le duc de Luynes, .Mémoires, t. vu, |> 119,7 novembre 1745.

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qu'il le laissai I partir | r le premier de l'an, mais n la condilion

expresse qu'il ne manquerai! pas d'êlre de relour à la < Ihandelcur '.

Orry, écarté malgré loul des affaires, mourul deux ans [ • 1 1 1 ?«. lard, avaul que -'>u successeur, préoccupé luujours de remplir le I résor, ail pu l.uiv mieux que d'imaginer des impositions nouvelles l'rrj avail établi le troisième dixième à la date du I octobre 17 11 . il avail fait encore ajouter deux sous pour livre à la capilation, en vertu 'I ii ii arrél du Conseil du ~i juin 1711 ■'. Vlachau II, renchérissant, nul à -"ii Lour deux sous pour livre en supplément au dixième, au mois de décembre 1746, el deux autres de plus à la capitalion, conformément a l'arrêt du Conseil du 18 décembre 1717

Il faisail . par ailleurs, l'impossible pour activer el pour grossir les rentrées, pour procurer au lYésor d'importants versements d'argenl liquide, sans parvenir à empêcher les intendants de monter la garde jalousement devanl leur province, de ménager la bourse de leurs administrés, d'au" :ir le régime des contraintes, d'obtenir,

urne rournj l'obtint i ■ 174N, un moins imposé de 500.0001. '

Si les intendants n'avaienl pas songé ■> faire prévaloir, dans la détresse de leur province, le service du public sur le service du roi, le bien public sur la raison d'Etat, l'administration de Machault, pendant les années 1746, 1747 el 1748, aurail pu leui ■ •n donner l'idée

///. — L'Exercice des Contraintes.

En 17:!'.'. alors qu'il étail en Limousin, rournj avail obtenu d'Orrj de pouvoir user de ménagements à l'égard des redevables,

.i l'occasion de la 1>'\ le l'impôt. En 1748, l'intendant de

Bordeaux s'autorise de ce précédent, el il l'invoque auprès il«' Machault comme le meilleur exempleà suivre 1 1 écrit au nouveau contrôleur général, comme -il voulait prendre contre lui, non seulement la défense de sa généralité, mais encore la défense

l luire propos rapporté par le duc île Luyneo. I. vu, p I :i

I • décembre \~ i •

-■ \ l> liir i: 3227, i i du Conseil du • juin 1711

\ D Gii ■ • - arrél du ' onseil du 18 décembre 1 7 1 7 i \ h Gii I S8, 13 septembre 1-747

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