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3 Ibidem
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pect que l'on a pour Monsieur le Marquis de Tourny, écrivent-ils, fait que l'on se renfermera dans ce que l'on vienl d'observer, persuadé qu'on esl qu'il < si trop équitable el trop judicieux pour ne pas se porter de lui-môme à rendre aux appelants la justice qui
leur esl «lue '. »
Le nouveau seigneur savait se l'aire aimer : il était plus équitable qu'intéressé, el quand il défendait ses droits, il y niellait moins de malice que de bonhomie ; il savait se défendre parfois ;i\ ec un sourire.
Le voici, tel qu'il se connaissait et tel qu'il faut le voir, dans une lettre par lui adressée au directeur du vingtième de Rouen, qui voulait taxer ses biens au delà de leur valeur. Tourny lui répond: "Si vous voulez bien prendre la peine de faire chercher dans vos bureaux, el mes déclarations el mes différentes requêtes sur chaque article, vous y trouverez les choses portées à un point de précision el de clarté que toul changement portera à faux, excepté un, que j'ai mal à propos négligé de demander, c'est une diminution qui
m'est due. pour une rente constiluée considérable Ceci m'y
fait songer; j'adresserai à ce sujet au premier jour, à M. l'Intendant, une requête à laquelle je vous prie d'avance de donner une attention favorable '-. »
///. — jj ménagements et Embellissements.
Le manpiis de Tourny ne croit pas être au bout de son œuvre, une fois qu'il a mis de l'ordre dans ses aveux et dans ses renies. Il lui reste encore beaucoup à faire pour le marquisat. Le « Pointdu Jour » et le château de Tourny lui-même ont besoin de réparations ; le parc est aussi délabré. Pour remettre tout en beauté, le marquis voudrai! planter, voudrait construire, et cette passion qui s'éveille en lui le possédera jusqu'à la fin de ses jours.
Le contrat de mariage des jeunes époux prévoyait que le chà-
1. A. P., P. Desabie, château <lç Tourny, acte des héritiers de Guillaume de Lantenay, 12 mai 1723.
-'.A D., Gir., C 2297, lettre de Tourny au directeur du vingtième de Rouen, 1" septembre IT.'.V.
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leau de Tourny leur servirail de résidence 1. Comment l'antique manoir pourrait-il jouer ce rôle, serré comme il l'élail entre ses quatre tours, hérissé à la manière d'une forteresse féodale ?
Le Présidenl eùl mieux aimé, à coup sûr, bâtir un nouveau moulin banal. Le marquis, tout en consacrant une partie de ses soins à refaire le moulin Quincampoix, la maison de poste de Bizy, les bâtiments de la Queue d'Haye et la grange de Tourny, mil tout son cœur à réparer le < Point-du-Jour », H plus encore à rendre le vieux manoir seigneurial de Tourny accueillant comme une maison de plaisance.
Dans son domaine transformé en chantier, le jeune marquis se pusse d'architecte. Il prévoit loul dans les plus petits détails : la qualité de la pierre et du Lois, le nombre et les dimensions des solives, les précautions à prendre contre les dégâts du gel. Il prévoit tout, et même quelquefois la difficulté qu'il peut y avoir à exécuter sesordres. La main-d'œuvre est rare, les ouvriers sont malhabiles, les transports sont difficiles, les bonnes volontés l'on! défaut. Les carriers n'ont pas trouvé le banc de pierre qu'ils cherchaient en dessons du moulin de Fours. Quand ils le trouvent, après trois jours, ils ne suffisent plus ;'i l'exploiter. 11 y faut de nouveaux ouvriers qui entreprennent ailleurs un autre sondage. Mais M. de Cliaulieu, chez qui ces fouilles sont faites, est moins obligeant que M. de Fours; on ne peut pas disposer aussi aisément de sa carrière. N'importe ; on se resservira des pierres anciennes, ou on les revendra. Il faut que le château soit un chefd'œuvre, une merveille.
Le château manque d'assiette et de façade ; sans s'étonner de rien, Tourny va le refaire à neuf. La disposition intérieure est modifiée de fond en comble ; on rend la chambre île Madame aussi belle que l'on peut; on ménage des « colidors » ; on ajoute des cheminées; les carrelages sont refaits à nouveau, bien que les carreaux soient presque introuvables. L'extérieur prend un air pimpant; tous les contrevents sont refaits, peints en blanc ; pour conserver la symétrie, on défini' de fausses croisées. — Mais loul cela n'est rien encore : le château est trop carré, on l'allonge ingénieusement
1. V I', étude Deleslre, contrai de mariage de Louis l rbain .Vuberl, 24 juillet
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pur deux pavillons qui l'encadrenl il reçoit uiiisi une Parade »ur
laquelle l<-^ Lours ront saillie I n pavé de quatre | Is de lnrg<
étend la base de I édifice qu il dégage . une différence de niveau, obtenue par une tranebée creusée au delà du pavé, souligne encon l'assiette el campe le bâtiment Par derrière le château esl
encore rehaussé par m ir de terrasse, au bas duquel le jardin se
prolile en contre bas . le manoir esl ainsi mis en vedelli
La tradition attribue <• Ire au marquis l'assèchemenl du jardin, la plantation des allées, le dessin du parc imité par endroits de celui de Versailles, el le grandiose hémicycle dessiné dans la cour d'honneur au devant du château.
Il ii \ a rien là de trop pour ["ourny, qui ne cherchait qu'une oc . asion pour révéler >>-^ aptitudes
i \ P., P 1 >■ - • • . le rourny, pal liculière ni un me ire de mars
. foire m cluUeau de l*ourny, il l -i.it dea ouvrages rails .1 Iimiici» depuis le ilrniiei • M du foumv, 3 jauvici